Reportage : Les diplômés de l’Institut Confucius se font messagers des échanges culturels entre la Chine et Madagascar

[Source]    Agence de Presse Xinhua [Time]    2017-09-01 16:16:03 
 

« La séparation tombe toujours en août. Le souvenir constitue la mélancolie des mémoires. La bouteille que nous avons bue à la fin d’études en automne, fomente le chagrin au fond de mon cœur. » La mélodie de la chanson populaire « Chengdu », accompagnée des paroles rédigées par les enseignants et élèves de l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo à Madagascar, a annoncé l’ouverture de leur propre cérémonie de remise de diplôme.

Le 25 août (heure locale), l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo a tenu la cérémonie de remise de diplôme des licenciés de la promotion 2017. Après avoir réussi une série de tests au bout de 3 ans d’études en chinois, les 49 diplômés de cette promotion s’engageront sur différents chemins de la vie.

« En tant que diplômés de l’Institut Confucius et messagers de l’amitié sino-malgache, j’espère que vous n’oublierez pas votre esprit initial, pratiquerez ce que vous avez appris et s’efforcerez de contribuer au développement de Madagascar, ainsi qu’à la promotion de l’amitié, du bénéfice mutuel, et de la coopération gagnant-gagnant entre la Chine et Madagascar », s’est ainsi exprimée Mme Yang Xiaorong, ambassadrice de Chine à Madagascar, aux diplômés lors de la cérémonie.

Depuis son établissement en 2008, l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo a formé plus de 260 licenciés. L’apprentissage du chinois a fait connaître les uns les autres, tandis qu’ils promeuvent les échanges culturels sino-malgaches dans leurs propres postes à l’issue de leurs études en chinois.

An Bin, diplômé en 2015, garde toujours le souvenir de son inscription à l’Institut Confucius. « À ce moment-là, ma mère m’a conseillé d’apprendre le chinois, car elle croyait qu’il y avait beaucoup de Chinois à Madagascar, et que la Chine était un pays très influent, donc, l’apprentissage du chinois me mènerait un débouché prometteur. »

Selon An Bin, il a acquis beaucoup de choses au cours de ses 3 années d’études à l’Institut Confucius. « Les enseignants m’ont appris non seulement le chinois, mais aussi m’ont mené à découvrir la culture chinoise. J’ai appris l’opéra de Pékin auprès d’un enseignant de l’Institut. Ma représentation de l’opéra de Pékin avait obtenu la première place du gala de la Fête du printemps de l’Institut Confucius sur Internet, ce qui m’a incité davantage à bien apprendre le chinois. »

Pour An Yixuan, diplômée de l’Institut Confucius, ses connaissances vis-à-vis de la Chine ne concernaient que le film chinois avant son entrée à l’Institut. « Mon affinité avec la Chine a commencé à mon âge de 16 ans, là où les films de Jackie Chan étaient en vogue, ce qui m’a fait fasciner par la culture chinoise. En fait, la raison pour laquelle je voulais apprendre le chinois est extraordinaire. Je crois que le chinois est une des langues les plus difficiles du monde, tandis que moi, j’aime relever le défi. »

Les échanges culturels sino-malgaches remontent à loin dans l’histoire. « Depuis les années 1970, le gouvernement chinois a conféré des bourses d’études à des centaines d’élèves malgaches. Beaucoup d’entre eux occupent aujourd’hui un poste important et se vouent au renforcement de l’amitié entre les deux pays et les deux peuples », a fait savoir Ralijaona Christian, secrétaire général du ministère malgache de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans son discours lors de la cérémonie.

« Ces 49 diplômés spécialisés en chinois s’insèrent dans la société en quittant l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo, certains iront en Chine pour continuer leurs études, d’autres se consacrent aux métiers comme l’enseignant de chinois, le guide ainsi que le traducteur-interprète chinois-malgache. Je suis convaincue qu’ils auront un avenir prometteur dans les activités d’échanges culturels entre les deux pays », s’est ainsi exprimée au journaliste, Chen Lijuan, directrice chinoise de l’Institut Confucius.

An Bin et An Yixuan ont tous obtenu la bourse d’études de l’Institut Confucius pour aller continuer leurs études à l’Université normale du Jiangxi en Chine. Retournés de la Chine, maintenant, ils travaillent respectivement dans l’Ambassade de Chine à Madagascar et l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo.

« Faire connaître la Chine aux Malgaches, et faire connaître Madagascar aux Chinois. » C’est la belle prospective des diplômés de l’Institut Confucius envers eux-mêmes. Comme Ji Chunlei, représentante des enseignants de l’Institut Confucius, l’a déclaré dans son allocution lors de la cérémonie de remise de diplôme, en tant que messagers civils des échanges culturels entre les deux pays, les diplômés rencontreraient de nombreuses épreuves issues de la société dans leur future vie. « Il y aura le défi, la pression, la séduction, même le conflit culturel compliqué et délicat, il faut que vous appreniez à les distinguer et ayez le courage de vous perfectionner dans l’adversité », a-t-elle dit.

Après avoir écouté la présentation de ses aînés, Meili, seule diplômée excellente de la promotion 2017, était enthousiaste pour sa formation en Chine dans un futur proche. Elle a dit : « J’ai l’honneur d’aller continuer mes études en Chine cette année. Quand j’arriverai en Chine, hormis la maîtrise des connaissances spécialisées, je vais continuer à apprendre la danse chinoise, surtout celles de différentes ethnies. Je voudrais attirer plus de Malgaches pour qu’ils découvrent la Chine par la danse. »

(Agence de Presse Xinhua depuis Antananarivo, le 27 août, journaliste : Wen hao)

 
mot clé:

Nouvelles concernées