Apprendre le chinois en s’amusant

[Source]    Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) [Time]    2017-09-01 16:25:44 
 


Au lieu de seulement donner des connaissances aux étudiants en classe, il vaut mieux de les laisser apprendre le chinois en s’amusant. Légende de la photo : Shen Wen (deuxième à droite) dessine un cerf-volant avec intérêt.

Si nous qualifions le temps de la Thaïlande en un mot, c’est juste « chaud ». Si nous décrivons la passion des Thaïlandais pour apprendre le chinois en une locution, « très chaud » est celle qui convient le mieux. C’est aussi mon impression la plus profonde lors de mon séjour en Thaïlande en qualité d’enseignant-volontaire de chinois.

En mai 2016, je suis arrivé à l’Institut Confucius de l’Université de Bansomdejchaopraya Rajabhat en Thaïlande, en portant le rêve de bien raconter les histoires chinoises. Voilà le début d’une période inoubliable dans ma vie.

« Professeur Zhang, connaissez-vous pratiquer les arts martiaux chinois ? » « Ce trait de caractère s’appelle-t-il Nà (un trait descendant vers la droite) dans la calligraphie chinoise ? » « Le canard laqué chinois est-il délicieux ? » « La médecine traditionnelle chinoise est-elle bonne pour notre santé ? »… Dans un cours d’écriture pour les étudiants de 2ème année du Département de chinois de l’Université de Bansomdejchaopraya Rajabhat, les étudiants m’ont entouré pour me poser de nombreuses questions vis-à-vis de la culture chinoise.

L’atmosphère de la classe est toujours très active à l’Institut Confucius. Beaucoup d’étudiants sont curieux et dynamiques. Ils aiment poser des questions. En comparaison avec la méthode d’apprentissage de la récitation par cœur sans compréhension, ils préfèrent d’apprendre en s’amusant, ce qui vient de leur nature. De ce fait, comment apprendre le chinois aux étudiants dans un contexte de divertissement, pour qu’ils ne considèrent plus l’apprentissage du chinois comme une aridité, est devenu un point-clé dans ma préparation des cours.

En fait, c’était un étudiant thaïlandais qui s’appelle Shen Wen m’a inspiré pour adopter le mode d’enseignement d’« apprendre le chinois en s’amusant ». Shen Wen est un garçon tranquille dans notre classe. Il n’aime pas parler, mais il prend attentivement des notes dans tous les cours. Cependant, il a obtenu des notes mauvaises dans le test de composition.

Une fois, quand j’ai parlé avec lui, il a balbutié de sa difficulté. D’après lui, l’intérêt était très important dans l’apprentissage. Si un enseignant chinois ne faisait que des explications sur les connaissances de base de la langue chinoise, le cours lui semblerait très fastidieux.

L’idée de donner à chacun une formation correspondante à ses aptitudes a soudainement surgi dans ma tête. Je croyais qu’au lieu de seulement donner des connaissances aux étudiants en classe, il vaut mieux de les laisser apprendre le chinois en s’amusant. Plus tard, je leur ai fait dessiner la Chine à leurs yeux sur des cerfs-volants. J’ai aussi participé à cette activité et leur ai demandé à faire une phrase pour examiner leur vocabulaire chinois. En peu de temps, un panda de charme naïf et une grande muraille zigzaguant en pleine vie se sont montrés sur les cerfs-volants. Courant et jouant, les étudiants s’amusaient avec leurs cerfs-volants dessinés sur le terrain de sport. J’ai remarqué que Shen Wen, qui avait souri peu, a souri heureusement durant cette activité. Bien sûr, le but de cet événement ne se limitait pas à connaître la culture du cerf-volant. Le plus important était de donner une méthode pour apprendre le chinois aux étudiants. Quand je corrigeais leurs compositions, j’ai trouvé que beaucoup d’étudiants avaient montré leur attachement pour cette nouvelle méthode didactique. Ce qui m’a surpris plus, c’était que Shen Wen a utilisé de nouveaux mots et que ses phrases étaient plus cohérentes dans son article. Dès lors, mes étudiants s’engagent activement dans toutes les activités de l’Institut Confucius, et me rendent leurs articles après les activités.

En fait, pendant l’année de mon enseignement à l’Institut Confucius de l’Université de Bansomdejchaopraya Rajabhat, mes élèves comprenaient des enfants qui gazouillaient, des lycéens passionnés pour la culture chinoise, mais aussi des étudiants rêvant d’étudier en Chine et des enseignants locaux sexagénaires. J’ai éprouvé leur attachement pour la langue chinoise et leur souhait ardent pour connaître la Chine. J’ai senti une responsabilité lourde chaque fois que des enfants d’école maternelle me remerciaient avec les mains jointes, et que les enseignants venaient samedi des autres villes pour participer aux formations de chinois à l’Institut Confucius, en recourant à différents moyens de transport (train, train aérien BTS et moto).

Je me souviens toujours de la scène où j’étais tout ému par les petits cadeaux et la bénédiction de mes élèves quand je quittais mon travail. Cette année d’enseignement m’a encouragé et a renforcé ma conviction pour apprendre le chinois aux étrangers si j’avais l’occasion dans le futur.

(L’auteur est un enseignant-volontaire de chinois à l’Université normale de Tianjin)

(Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer), le 30 août 2017,

page 9, article/photo : Zhang Da)

 
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