Le chinois rapproche « le pays du bout du monde »

[Source]    Agence de Presse Xinhua [Time]    2017-07-12 18:08:29 
 

« Je fais des selfies avec Meitu, je tourne des vidéos avec Meipai et Xiaokaxiu, je chante avec Changba, et je prends contact avec mes amis par WeChat… » Samira Padilla, fille chilienne, a présenté les applications mobiles chinoises qu’elle utilise tous les jours et qu’elle connaît très bien.

Le 7 juillet (heure locale), Padilla a remporté le deuxième prix dans la compétition qualificative du Chili dans le cadre de la 10e édition du Concours « Passerelle vers le chinois » ouvert aux lycéens du monde. Jeffers Bruhier a remporté le titre de champion, et les lauréats du troisième prix étaient Ignacia Caccamo et Valentina Alarcon, deux filles passionnées pour la Chine.

« Au début, j’étais seulement curieuse de la culture chinoise, mais maintenant elle me fascine. Je suis devenue une vraie passionnée pour la Chine. Je sais même faire du Jiaozi (ravioli chinois) et ai connu une célébrité modeste à l’école. », a confié Caccamo, âgée de 15 ans.

Caccamo a un nom chinois, Li Sha. Elle a ajouté : « Dans notre école, on se dit Ni Hao (bonjour en chinois) lors de la rencontre, c’est une manière courante mais à la mode. »


Le 7 juillet, à Santiago, capitale du Chili, la candidate Luo Lina chante au cours de la compétition.

Actuellement, il existe au Chili 16 écoles secondaires publiques proposant des cours de chinois, dont 9 écoles prennent le chinois comme cours à option, alors que dans les 7 autres écoles, les élèves doivent choisir une langue parmi l’allemand, le français et le chinois comme deuxième langue vivante. Une fois sélectionné, le chinois devient cours obligatoire.

Karina Peña, responsable du projet de promotion des langues étrangères du ministère chilien de l’Education, a déclaré lors d’une interview accordée au journaliste de l’Agence de Presse Xinhua le 7 juillet, que depuis la création des cours de chinois dans les écoles publiques en 2005 par Sergio Bitar, ministre chilien de l’Education d’alors, il y a totalement plus de 10 000 étudiants chiliens qui ont reçu un enseignement de la langue chinoise en classe.

« Le chinois est une des langues les plus difficiles du monde. Apprendre le chinois peut exercer en même temps les cerveaux gauche et droite, c’est pourquoi qu’il contribue à développer le niveau cognitif des élèves. Avec une structure imaginative, les caractères chinois permettent aux élèves de posséder une créativité de haut niveau. », a ajouté Peña.

Selon elle, de plus en plus d’écoles publiques au Chili espèrent proposer des cours de chinois. Au début, il n’y avait que le milieu d’élites et les écoles privées qui enseignaient le chinois, mais maintenant des écoles publiques proposent aussi des cours de chinois, ce qui a prouvé le principe de Confucius – « L’enseignement pour tous ». Le ministère chilien de l’Education donne son soutien à toutes les écoles pour ouvrir les cours de chinois et va introduire le test d’évaluation de chinois (HSK) pour tester le niveau du chinois des élèves, évoque la responsable.


Le 7 juillet, à Santiago, capitale du Chili, le candidat Kong Zhengfan interprète le spectacle de danse du lion dans la compétition.

Sun Xintang, directeur adjoint du Centre latino-américain de l’Institut Confucius, a déclaré au journaliste de l’Agence de Presse Xinhua, que l’Amérique latine était la région où l’enseignement du chinois se développe le plus rapide dans le monde entier, et que le Chili occupe la première place parmi les pays d’Amérique latine dans l’enseignement du chinois et dans la promotion de la culture chinoise. Au Chili, il y a deux Instituts Confucius, et le ministère de l’Education, les écoles publiques et privées ont tous un enthousiasme envers l’enseignement du chinois. Il y a actuellement au Chili 50 enseignants chinois envoyés par le Hanban, ce qui en a fait ainsi un des pays destinataires avec le plus grand nombre d’enseignants chinois envoyés par le Hanban.

Le Chili, très éloigné de la Chine, est aussi appelé « le pays du bout du monde », mais le chinois l’a rendu moins lointain.

« Je veux me transformer en pont reliant les peuples de la Chine et du Chili pour emporter les fruits frais, le vin rouge et l’enthousiasme du peuple chilien en Chine, et en même temps, apporter la culture chinoise à Santiago, capitale du Chili, au désert d’Atacama du Nord, à Punta Arenas du Sud, même dans tout le territoire du pays du bout du monde. », a confié Bruhier, champion de la compétition.

(Agence de Presse Xinhua, le 7 juillet depuis Santiago,

correspondants : Dang Qi, Wang Pei ; photos : Wang Pei)

 
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