Construction du « Pont de l’entente des peuples » dans le cadre du Couloir économique sino-pakistanais

[Source]    Quotidien de la Clarté [Time]    2017-06-29 09:51:21 
 


Photo 1 : La ville de Gilgit enveloppée dans le brouillard.


Photo 2 : Yang Zhijiang (à gauche), directeur de l’Institut Confucius, et He Bin, journaliste du Quotidien de la Clarté, sont en route ensemble.

L’initiative « la Ceinture et la Route » est en cours

La ville de Gilgit est le chef-lieu de la région du Nord du Pakistan. Centre bouddhiste dans l’Antiquité, elle constitue maintenant celui de regroupement et de distribution des produits du commerce frontalier sino-pakistanais, et est connue depuis longtemps sous le nom de « la perle sur la route de l’amitié ». La rivière Gilgit traversant la ville, ainsi que le Mont Lakha Push au nord-est de Gilgit mesurant 7800 mètres de haut, embellissent tous cette ville dans la vallée.

En octobre 2016, l’Institut Confucius de Faisalabad a créé un pôle d’enseignement du chinois à l’Université Internationale Karakoram, le seul établissement d’enseignement supérieur à Gilgit, en y envoyant deux jeunes enseignants pour donner des cours de chinois. Deux mois après, l’examen du HSK (niveau 1) a eu lieu dans la région du Nord du Pakistan pour la première fois. Cette année, le HSK niveau 2 y a été introduit , et 131 étudiants au total ont participé à cet examen.

Les enseignants de l’Institut Confucius habitent dans un entrepôt abandonné

En tant que directeur de l’Institut Confucius, M. Yang Zhijiang a attaché une grande importance à l’épreuve du chinois de cette année, et a discuté à plusieurs reprises avec les deux enseignants de chinois pour mettre au point tous les détails exigés par les examens généraux du Hanban.

En voyant leurs silhouettes occupées, je ne peux pas m’empêcher de penser à la célébration de la Fête nationale chinoise qui s’est tenue à l’Université d’Agriculture de Faisalabad il y a deux ans : M. Yang Zhijiang et les deux jeunes enseignants de l’Institut Confucius étaient occupés à préparer les représentations pour la Fête, à ranger leur nouveau logement en désordre, à inspecter le site offert à l’Institut Confucius par l’Université, ainsi qu’à rendre visite au président de l’Université en compagnie de journalistes.

Au cours de la construction de cet Institut Confucius, il existait beaucoup de difficultés sur la communication, sur l’enseignement et sur la garantie de la vie quotidienne des enseignants. L’Université d’Agriculture de Faisalabad a offert un entrepôt abandonné comme logement des enseignants, qui n’était pas bien équipé, même sans fenêtre ni porte. Pourtant, le directeur et les deux jeunes enseignants y ont habité, et ont remis le logement en état pendant leur temps libre. L’intérieur du logement était humble, en revanche, les grandes lanternes rouges et le drapeau rouge aux cinq étoiles suspendus à l’extérieur étaient très marquants. Aucun habitant du quartier n’était ignorant de ce logement des enseignants de l’Institut Confucius.

Le site originel offert à l’Institut Confucius par l’Université d’Agriculture de Faisalabad était l’ancienne résidence d’un vieux professeur, qui est trop vieille et délabrée pour servir de locaux pédagogiques et administratifs. « C’est peut-être la meilleure condition que l’Université puisse nous fournir, donc, il nous faut surmonter les difficultés. Après tout, l’Institut Confucius vient d’être établi, on aura besoin d’une longue période pour se comprendre et développer la coopération. » a ainsi déclaré M. Yang Zhijiang au journaliste à ce moment-là.

Cependant, cette fois-ci à Gilgit, en parlant encore une fois du bureau de l’Institut Confucius à l’Université d’Agriculture de Faisalabad, M. Yang Zhijiang nous a indiqué que l’Université pakistanaise financerait l’établissement du nouvel immeuble pour l’Institut Confucius. Selon des sources, c’est la première fois qu’un nouveau bâtiment de l’Institut Confucius destiné à l’enseignement du chinois soit financée par un pays d’accueil. A nos yeux, tout cela devrait être dû au rôle important de l’Institut Confucius à l’Université d’Agriculture de Faisalabad, ainsi qu’à la bonne relation entre les deux parties établie par M. Yang Zhijiang au cours de son travail.

Le « pont de l’entente des peuples » a été créé en fonction des conditions locales

« Pourquoi faut-il créer un pôle d’enseignement du chinois à Gilgit ? » Ai-je demandé à M. Yang Zhijiang. Il m’a répondu après avoir réfléchi pendant un instant : « Le développement continu de l’Institut Confucius au Pakistan est, sur le plan objectif, associé à la construction du Couloir économique sino-pakistanais et au besoin urgent de l’apprentissage du chinois pour le peuple pakistanais ; sur le plan subjectif, il est lié à notre compréhension et à la réalisation de la fonction de l’Institut Confucius. Néanmoins, chaque progrès qu’on a obtenu est inséparable du grand soutien offert par le Hanban et les milieux éducatifs du Xinjiang. »

« Depuis la fondation de l’Institut Confucius de Faisalabad, nous avons toujours réfléchi sur ce qu’il doit faire en priorité au Pakistan, ainsi que sur le moyen de combiner l’enseignement du chinois avec la construction du Couloir économique sino-pakistanais, dans le but de mieux servir cette dernière. »

Après un instant de silence, M. Yang Zhijiang a repris la parole : « Nous avons reconnu progressivement qu’au Pakistan, l’établissement de l’Institut Confucius n’est pas un secteur isolé de la construction du Couloir économique sino-pakistanais, au contraire, ils sont plutôt un ensemble étroitement lié l’un à l’autre. Ce que nous avons créé, c’est un ‘pont de l’entente’, constituant une partie importante de la construction de la communauté du destin. En plus, nous pourrons également offrir des talents linguistiques, professionnels et techniques aux compagnies se consacrant à la construction de ce Couloir. Si l’Institut Confucius ouvre des écoles de formation sur les compétences pratiques, il sera capable de résoudre le problème du manque de talents professionnels et techniques pendant une courte période. De plus, si l’Institut Confucius coopère avec les entreprises chinoises pour établir le processus scientifique de la formation et de l’embauche du personnel local, il sera aussi en mesure de promouvoir la construction du système de service complet du bas en haut. »

M. Yang Zhijiang a précisé : « Géographiquement, les pôles d’enseignement de notre Institut Confucius doivent se répartir le long du Couloir économique sino-pakistanais. En tant que gorge de ce Couloir, la ville de Gilgit occupe une place très importante. Les habitants locaux sont désireux d’apprendre le chinois et les techniques professionnelles, et de s’engager le plus vite possible dans la construction du Couloir économique sino-pakistanais. De plus, les communes dans le Nord comme Gilgit et Hunza sont toutes des sites touristiques très célèbres, dotées d’une large perspective touristique et d’un marché immense, mais actuellement, la qualité des guides n’est pas assez élevée, et les services touristiques sont insuffisants. Tout cela constitue un potentiel pour le développement de l’Institut Confucius. D’ailleurs, Gwadar et Quetta sont également des villes prioritaires où l’Institut Confucius installera des pôles d’enseignement. »

« Au cours de la construction de l’Institut Confucius, je suis très heureux d’avoir rencontré deux présidents universitaires pakistanais vraiment clairvoyants et déterminés. L’un est M. Iqlal Khan, agronome et président de l’Université d’Agriculture de Faisalabad, l’autre est M. Asif Khan, géologue et président de l’Université Internationale Karakoram. En plus, ils sont tous membres de l’Académie des Sciences du Pakistan et directeurs pakistanais de l’Institut Confucius. » M. Yang Zhijiang a notamment souligné : « Ce sont eux qui ont reflété les besoins urgents des habitants locaux d’apprendre le chinois, et qui ont montré leur ferme volonté de collaborer avec l’Institut Confucius. Le plus important, c’est qu’au cours du développement de l’Institut Confucius, ils ont offert des soutiens et aides irremplaçables. »

(Le Quotidien de la Clarté , le 22 juin 2017, page 10, journaliste/photos : He Bin)

 
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