Les explorations de la Route de la Soie se succèdent l’une après l’autre

[Source]    Quotidien de la Clarté [Time]    2017-06-29 10:09:34 
 


L’autoroute de Karakoram est proche de l’ancienne Route de la Soie,

la photo représente la plaque écrite « ancienne Route de la Soie ».


Le cours donné par l’enseignant, M. Guo.

« la Ceinture et la Route » en cours

Pendant notre conversation, M. Yang Zhijiang, directeur de l’Institut Confucius local, n’a pas précisé sa contribution dans le développement de l’établissement. Néanmoins, dans un pays relativement moins sûr où les conditions de vie sont incomparables avec celles de la Chine, ces accomplissements sont indéniables : l’établissement en 2015 de l’Institut Confucius à Faisalabad, puis la mise en place en 2016 du pôle d’enseignement de la langue chinoise à l’Université internationale de Karakoram, autant que le bon déroulement des cours suivis.

Pour que les enseignements se déroulent d’une façon régulière, en plus des efforts pour renforcer la gestion, M. Yang Zhijiang attache une attention particulière à la vie quotidienne des jeunes professeurs de l’Institut. Durant cette visite au pôle d’enseignement à Gilgit, il a acheté expressément des produits indispensables au quotidien, tels que du riz chinois, des nouilles, des condiments et des légumes frais. Le coffre de sa voiture était bien rempli.

L’enseignant du pôle d’enseignement de l’Université internationale de Karakoram, M. Liu est en effet un étudiant de master. D’une peau claire et frêle, ce volontaire pékinois paraît plus solide que les jeunes citadins de nos jours. Avec sa proposition personnelle de venir enseigner dans l’Institut Confucius du Pakistan, il croit que l’existence de celui-ci signifie la possibilité de survivre. Actuellement, il donne chaque jour des cours aux jeunes Pakistanais de son âge. En route pour aller en cours, il nous a confié que si les jeunes Chinois avaient l’occasion de travailler au Pakistan pendant une période, ils n’auraient plus tant de soucis à se faire et auraient de nouvelles visions sur notre patrie.

L’autre enseignant dans ce pôle d’enseignement, M. Guo est un volontaire du Hanban. En ce qui concerne les plus grandes difficultés rencontrées, il n’a mentionné que le manque du personnel-enseignant et la négligence de ponctualité des élèves, sans jamais évoquer celles que l’on a rencontrées dans la vie quotidienne. Interrogé sur cela, il a confié au journaliste, sans réserve, que la situation s’est déjà largement améliorée, parce qu’au moins on est accompagné de collègues maintenant.

Assailli par une série de questions du journaliste, M. Guo a confié qu’il avait été volontaire au Népal et avait enseigné seul la langue chinoise à Lumbini (soi-disant le lieu de naissance de Siddhartha Gautama). Rentré de sa classe, il habitait dans une pièce louée de 10 mètres carrés, lui servant à la fois de chambre et de cuisine. Isolé et célibataire, personne ne faisait attention à sa prise de repas, à son bien-être, à sa santé ou à son existence dans le monde. Pour un jeune homme dynamique et actif, ce que cela signifie est évident. Malgré tout il demeurait à son poste et remplissait minutieusement les tâches d’enseignement.

Ce sont les enseignants de l’Institut Confucius du Pakistan qui travaillent avec persévérance pour construire le « pont de l’entente des peuple ». La plupart d’entre eux sont des jeunes d’une vingtaine d’années, travaillant au service de la patrie dans des zones guerrières et dures. La durée ne compte guère et ils sont déjà exemplaires. Je sais que leur salaire correspond peu à leurs sacrifices ou à leurs prises de risques. Néanmoins, ils sont conscients et fidèles à leur vocation et ne mesurent pas leur valeur en fonction du salaire. Ce qui compte pour eux, c’est le dévouement et l’exploration.

En voyant les deux jeunes enseignants goûter avec grand plaisir nos conserves offertes et les observer planter nos pépinières de céleri derrière la maison avec joie, je pense sincèrement qu’ils ont bien résisté à la difficulté et à l’environnement pénible,tout en restant fort psychologiquement.

Ce voyage, qui nous a permis d’éprouver en personne l’autoroute de Karakoram et d’interviewer le pôle d’enseignement du chinois, est vraiment impressionnant. Au moment où l’ancienne Route de la Soie et la route de Karakoram font leur apparition simultanée en se rayonnant l’un sur l’autre, les Histoires semblent se croiser ici. Une scène frappante comparable à celle où un TGV moderne passe par une vieille tour de feu d’alarme placée le long de l’ancienne Route de la Soie dans le corridor du Hexi. A ce moment-là, M. le directeur Yang Zhijiang a volontairement arrêté la voiture, pour que nous puissions inscrire la scène au fond de notre mémoire.

L’autoroute de Karakoram constitue un des miracles du monde d’aujourd’hui et chaque Chinois doit en être fier. Sous l’initiative de « la Ceinture et la Route », pour peu que l’on soit rempli de confiance et engagé dans l’action, plus de miracles vont voir le jour dans le futur. Le « Rêve chinois » du redressement spectaculaire de la nation chinoise se mélangera au rêve du développement commun de tous les pays sur la Planète, puis ces rêves deviendront réalités avec la poursuite sans arrêt de l’homme.

A l’approche de la ville de Gilgit, nous nous sommes garés dans un tunnel pour nous abriter de la chute des pierres. En se récupérant, petit à petit, de la fatigue corporelle, nos pensées se sont détournées vers ailleurs : seuls les gens qui ont posé leurs pieds sur le « Chemin du Ciel » pourraient comprendre le fait qu’il existe perpétuellement sur l’autoroute de Karakoram des personnes qui assument de lourdes charges et choisissent d’avancer au lieu de régresser devant les difficultés. Il en existait et en existe davantage aujourd’hui.

(Quotidien de la Clarté, le 22 juin 2017, page 10, journaliste/ photographe : He Bin)

 
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