L’année 2016 pour embrasser le chinois

[Source]    le Quotidien du Peuple à l’étranger [Time]    2017-01-10 15:05:34 
 

L’année 2016 touche à sa fin, les professeurs de chinois du monde entier, les apprenants étrangers de chinois et les étudiants étrangers en Chine, ont passé une année fructueuse, avec l’accompagnement de la page « Apprendre le chinois » . À cette occasion du Nouvel An, partageons ensemble nos souvenirs précieux de la langue et de la culture chinoise de l’année 2016 comme point final.

les enseignants de chinois : apprendre une nouvelle méthode d’enseignement à l’étranger

En juin 2016, en tant qu’enseignant volontaire de chinois, Chen Xuemei, jeune femme de la province du Fujian, est arrivée à l’Institut Confucius de l’Université d’Arizona. Comme les apprenants étrangers de chinois sont de plus en plus jeunes, le mode traditionnel d’enseignement ,très efficace pour les apprenants adultes, montre de l’essoufflement lié au manque d’habitude. Pour l’année 2016, la plus grande satisfaction de Chen Xuemei est d’avoir relevé le défi de la nouvelle méthode d’enseignement—l’« immersion dans le chinois». Chen Xuemei explique que, l’enseignement d’immersion consiste à enseigner toutes les disciplines en chinois et de créer un environnement pure dans la langue cible. Pour reprendre ses expression, « Pour moi, c’est un type d’apprentissage. Puisqu’il n’y a aucun manuel fixe, je suis obligée de mettre beaucoup de temps pour la conception des cours, l’organisation des activités, la fabrication des matériels agréables d’enseignement et des jeux amusants, afin que les enfants puissent apprendre le chinois de façon ludique. »

En envisageant l’année à venir, Chen Xuemei désirait mobiliser encore plus de créativités, et piquer davantage l'intérêt des apprenants pour le chinois. En juin prochain, elle terminera son travail aux États-Unis et continuera à enseigner le chinois en Chine. « J’espère que ces expériences m’aideront dans mon future travail », indique cette enseignante.

Les étudiants de l’Institut Confucius : le chinois nous rapproche de la Chine

Dans l’Institut Confucius de l’Université Alfred, chaque classe est équipée d’un « mur chinois » avec des cartes de caractères chinois, des découpages, les 12 signes du zodiaque chinois, le drapeau national chinois et la carte de la Chine. C’est parce que les enseignants de chinois ont déplacé jusqu’ici le décor des salles de classes de l’école primaire chinoise. À part le « mur chinois », chaque étudiant possède une « place exclusive » sur laquelle est écrit leur prénom chinois. Une telle classe permet aux enfants locaux de s’immerger dans un environnement chinois et de se rapprocher du chinois dès leur petite enfance. En classe, les enfants chantent des chansons chinoises, lisent des formules mathématiques chinoises, articulent bien la prononciation des monuments historiques chinois ... Il n’est donc pas étonnant qu’en grandissant dans une classe pareille, beaucoup d’enfants veuillent visiter la Chine dans le futur.

Apprendre le chinois est non seulement un nouvel engouement des enfants étrangers, mais aussi une tendance récente des adultes à l’étranger. Avec l’expansion des domaines de coopérations entre la Chine et l’Occident, de plus en plus de fonctionnaires de la Nouvelle-Zélande commencent à apprendre le chinois pour mieux travailler. Durant l’année 2016, en Nouvelle-Zélande, les fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères et du commerce, du Ministère de la Défense, du Bureau du Cabinet, et du Ministère du Commerce, de l’Innovation et de l’Emploi ont successivement participé à la formation de chinois organisée par l’Institut Confucius de l’Université de Victoria. On dit que les policiers néo-zélandais participeront bientôt aux cours de chinois en 2017. Celia Wade-Brown, maire de Wellington, est une participante très remarquée. Elle explique, « les Chinois nous trouveraient très gentils si nous pouvions communiquer un peu avec eux. » Bien que Madame le maire ait déjà réussi le test HSK (niveau 2) cet été, elle ne s’en contente pas et veut aller encore plus loin en commençant à préparer le HSK (niveau 3).

Les étudiants étrangers en Chine : « lire » la Chine en voyageant

Abbas, étudiant du Pakistan, préfère qu’on l’appelle Xiaobei, littérallement son prénom chinois. Un an d’apprentissage du chinois à l’Université des langues et des cultures de Pékin a beaucoup apporté à Xiaobei, particulièrement cela lui a permis de voyager partout en Chine et de connaître les mœurs et les coutumes de différentes régions. En 2016, Xiaobei a laissé des traces de son passage à Tianjin et dans les provinces du Guangdong, du Henan, du Ningxia et la région autonome de Xinjiang etc.

Pendant son voyage dans la province du Henan, ce qui l’a impressionné le plus, c’est le dialecte local. « C’était la première fois que j'entendais le dialecte de la province du Henan. Je le trouvais très intéressant, mais trop difficile pour moi. Quand j’avais du mal à comprendre les gens locaux, ils m’expliquaient avec patience. Tout en souriant, Xiaobei précise, «Par exemple, zhongbuzhong signifie haobuhao (c’est bon ?) en mandarin». Cette année, Xiaobei a aussi essayé de voyager tout seul. Au cours du voyage, il bavardait souvent avec des inconnus mais autochtones. « J’ai senti l'hospitalité du peuple chinois, il m'a beaucoup aidé et a dit que je parlais bien chinois, mais je dois faire encore plus d'efforts pour apprendre le chinois » résume Xiaobei en montrant des photos que les habitants locaux avait prises pour lui. Et pour l’année 2017, ce Pakistanais a l'intention de visiter Shanghai et Hangzhou.

Wu Tian, étudiant cambodgien de l'Université des géosciences de Chine, lit aussi la grande œuvre de la « Chine » à travers diverses activités pratiques et vastes rencontres. En juillet 2016, il a participé à la colonie d'été internationale « Sur les traces de la route de la soie maritime » et est allé dans six villes -- Ningbo, Xiamen, Fuzhou, Quanzhou, Guangzhou et Shenzhen. Suite à des visites des musées et des entreprises locaux, il a vu de ses propres yeux le développement des villes chinoises le long de la route de la soie maritime. Wu Tian pense que « faire des études en Chine est non seulement de bien apprendre les manuels, mais aussi de voyager sur une distance de dix mille li. Alors, afin de mieux connaître la Chine par les voyages et les pratiques, il doit s’efforcer davantage d’apprendre le chinois.» Jusqu'à présent, Wu Tian a parcouru 18 provinces et régions de la Chine, dans chacune desquelles il a gardé des souvenirs inoubliables et s’est fait des amis chinois. Wu Tian aime prendre des photos durant son voyage et les publier avec des explications chinoises dans la rubrique «réseaux des amis» de WeChat. Selon lui, il veut achever son mémoire de master, obtenir son diplôme, réussir au test du HSK (niveau 6) et visiter Harbin et Macao.

En 2016, les enseignants de chinois ont gagné de nouvelles expériences d’enseignement, pendant que les apprenants étrangers de chinois et les étudiants étrangers en Chine ont fait des progrès encourageants. Après l’année 2016 où on a embrassé le chinois, nous souhaitons que tous les enseignants et les apprenants de chinois puissent réaliser de nouveaux progrès en 2017.

paru le 31 décembre 2016 sur la page 5, le Quotidien du Peuple à l’étranger

Correspondant : Ling Shi et Ma Siqi

 
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