Célèbre sinologue Pēteris Pildegovičs : «la Chine, mon deuxième pays natal »

[Source]    Institut Confucius de l'Université de Lettonie [Time]    2017-01-06 17:36:01 
 

« En 1949, j’avais 11 ans. Un jour, mon père m'a montré une carte disant qu’au monde il était né un nouveau pays qui s’appelait la République populaire de Chine. Je n’aurais pas pu prévoir ce lien indissoluble pendant plus de 50 ans entre la Chine et moi qui est devenue mon deuxième pays natal. »

En disant cela, cet homme d’un âge avancé - M. Pildegovičs, célèbre sinologue letton, président de l'Institut Confucius de l'Université de Lettonie - a failli pleurer,les yeux rougis par l’émotion.


M. Pildegovičs raconte ses histoires avec la Chine

Le 13 décembre, lors du Forum international du chinois organisé par la faculté des études internationales de l’Université Normale de la Chine du Sud, M. Pildegovičs, président de l'Institut Confucius de l'Université de Lettonie, a raconté ses 50 ans de relation avec la Chine, ainsi que son parcours d’enseignement de la langue chinoise, d’études sinologues et d’échanges culturels sino-lettons.

Après ses études dans le département des langues orientales de l’Université de Moscou, M. Pildegovičs a travaillé successivement comme enseignant de chinois dans des écoles secondaires et des universités lettonnes, comme journaliste à l’Agence de Presse Xinhua en Chine, en tant que premier chargé d’affaires intérimaire de l’ambassade de Lettonie en Chine et directeur général du département d’Asie et d'Afrique. Bien que son parcours soit très varié, tous ses titres sont dirigés vers un même sujet - la langue chinoise.

Quand il était journaliste à l’Agence de Presse Xinhua, chaque jour, M. Pildegovičs devait traiter et traduire 25 à 30 articles sur divers sujets, comme l’agriculture, la médecine, l’économie et le bien-être du peuple. Il a également rédigé un dictionnaire usuel de 300 pages, en se basant sur un riche corpus utile. Avec l’approfondissement des échanges sino-lettons, il y a de plus en plus de gens qui apprennent le chinois en Lettonie. Comme ceux-ci souffrent de ne pouvoir consulter que les dictionnaires russes-chinois pour les mots inconnus, M. Pildegovičs n’a pas cessé d’y travailler après son retour en Lettonie. Et huit ans plus tard, le Dictionnaire letton-chinois a vu le jour.

L’année 2016 est pour M. Pildegovičs une année fructueuse où il a connu trois événements heureux. Premièrement, le 23 août, M. Pildegovičs a gagné le prix spécial du meilleur livre du monde, décerné par Liu Yandong, vice-premier ministre. Dans le monde entier, seulement une dizaine de professeurs ont eu cet honneur prestigieux. Deuxièmement, le 5 novembre, le Premier Ministre Li Keqiang a reçu M. Pildegovičs qui lui a offert le Dictionnaire letton-chinois pendant le Sommet Chine-Pays d'Europe Centrale et Orientale à Riga. Le Premier Ministre a dit : « c’est un cadeau qui pèse lourd, et c’est la passerelle de communication sino-lettonne ». Troisièmement, le 10 décembre, à la 11e conférence de l’Institut Confucius, M. Pildegovičs a obtenu le titre d’« homme de l’année de l’Institut Confucius dans le monde entier».


M. Pildegovičs donne le Dictionnaire letton-chinois à Li Keqiang, rédigé par lui-même..

La relation entre M. Pildegovičs et la Chine a débuté dès l’avènement de la nouvelle Chine en 1949. D’un garçon de 11 ans qui ignorait complètement la Chine à un sinologue réputé dans le monde entier, M. Pildegovičs persévère, avec sa patience et sa ténacité, dans la voie des études et de la vulgarisation de la sinologie. Ainsi il déclare : « bien que je sois à l’approche de ma quatre-vingtième année , je vais continuer à contribuer aux échanges de la culture chinoise ! »

 
mot clé:

Nouvelles concernées