Permettre au monde de comprendre la Chine, pays civilisé

[Source]    Guangming Daily [Time]    2016-12-28 16:23:57 
 


Une visiteuse étrangère intéressée par la broderie de l’ethnie Yi dans le Yunnan

La 11e Conférence de l’Institut Confucius s’est clôturée récemment à Kunming. Fenêtre sur la Chine, l’Institut Confucius est non seulement une passerelle pour les échanges entre la culture chinoise et les cultures étrangères, mais aussi un intermédiaire favorable à l’approfondissement des amitiés entre les différents pays du monde.

« Le frère aîné de mon grand-père paternel faisait partie des Tigres volants (une escadrille américaine qui soutenait la Chine pendant la guerre sino-japonaise). Il avait passé trois ans à Kunming. Durant la Seconde Guerre mondiale, il était chargé de transporter des matériaux vers la Chine en survolant le « Hump » afin d’aider les Chinois à lutter contre les Japonais. J’ai grandi en écoutant les histoires des Tigres volants ; ma famille entière nourrit une affection profonde pour la Chine », nous raconte James Heimowitz, directeur du China Institute aux États-Unis, qui a participé à la 11e Conférence. Passionné par la culture chinoise, M. Heimowitz a fait jadis des études chinoises à l’Université normale de Beijing avant de se consacrer, depuis plus de 20 ans, à la promotion du chinois langue étrangère et de la culture chinoise. « J’espère présenter au monde une Chine authentique par le biais des langue et culture chinoises et des arts chinois », dit-il.

Permettre au monde de découvrir la culture chinoise

Durant la cérémonie d’ouverture de ladite conférence, le pianiste canadien Roger Lord ainsi qu’un artiste chinois originaire du Yunnan ont interprété ensemble, l’un au piano et l’autre au hulusi, un morceau de musique classique chinoise intitulé La petite rivière qui coule (Xiaohetangshui). La complicité des deux artistes a fait l’admiration de tous les spectateurs.

« Le grand succès du spectacle donné par Mei Lanfang en 1930 à New York témoigne parfaitement du charme immense de la culture chinoise. L’Institut Confucius du China Institute travaille en ce moment sur la promotion de la littérature moderne chinoise, en présentant par exemple au public américain le grand romancier chinois Yu Hua. Ces efforts ont pour but de permettre aux Américains de découvrir la culture chinoise à travers la plate-forme de l’Institut Confucius », ajoute M. Heimowitz. L’Institut Confucius du China Institute est le deuxième Institut Confucius aux États-Unis. Récemment, l’établissement a organisé une exposition d’antiquités chinoises intitulée « Derniers échos d’une période trouble : les arts des Six Dynasties », qui a reçu un accueil chaleureux. La centaine d’articles exposés ont été prêtés par le Musée de Nanjing et le Musée du Shanxi – porcelaines, sculptures, calligraphies et peintures, dont la plupart étaient visibles pour la première fois aux États-Unis.

Depuis 2004, l’année de sa création, l’enseigne de l’Institut Confucius s’est développée avec force et se trouve aujourd’hui à la veille d’un nouveau départ. A ce jour, 511 Instituts Confucius et 1073 Classes Confucius (basées dans des écoles primaires et secondaires) ont déjà été établis dans 140 pays différents. 46 000 enseignants chinois et étrangers y travaillent à temps plein ou partiel. Un total de 2,1 millions d’inscrits, toutes catégories confondues, ont été enregistrés en 2016, et pas moins de 13 millions de personnes à travers le monde ont bénéficié des diverses activités culturelles organisées par ces établissements. Dans l’histoire de la Chine, le Yunnan était connu comme un nœud important de la « Route de la Soie du Sud », où différentes civilisations vivaient en symbiose. Aujourd’hui, 12 Instituts Confucius et Classes Confucius ont déjà été créés par des universités du Yunnan en partenariat avec des établissements étrangers.

Introduction et expatriation

Durant la 11e Conférence de l’Institut Confucius, l’un des plus grands sujets de discussions consistait à étudier le rôle que l’internationalisation de l’éducation universitaire avait joué dans la promotion du chinois langue étrangère.

« Dans la gestion d’un établissement de formation, la coopération sino-étrangère peut être un support, et aussi une opportunité importante pour les pays en quête de développement éducatif ; c’est un vrai challenge », commente Zhu Chouwen, directeur du Bureau de l’Institut Confucius de l’Université Fudan. Selon M. Zhu, son université a établi un partenariat avec l’Université allemande de Hambourg, en accueillant par exemple 30 doctorants dans le cadre de projets sinologiques. Elle profite de centres d’études scientifiques étrangers et de forums sur les études confucianistes pour former ces doctorants de manière bidirectionnelle, favorisant ainsi « l’introduction et l’expatriation » des sciences humaines.

« De notre côté, nous avons recommandé plus de 180 étudiants de notre université aux différents Instituts Confucius du Mexique », explique José de Jésus Williams, recteur de l’Université autonome de Yucatan au Mexique. « Nous faisons de sorte qu’ils reçoivent une formation à l’Institut Confucius, qu’ils découvrent la Chine ainsi que la culture chinoise. »

« Au Nigéria, nous avons deux Instituts Confucius », raconte le président de l’Université de Lagos. « Nous avons organisé des spectacles de rue afin de promouvoir la culture chinoise, et ces spectacles ont été chaleureusement accueillis par le public. C’est un rôle très important que jouent les Instituts Confucius dans les échanges économiques, culturels, éducatifs, scientifiques et technologiques entre la Chine et le Nigéria. Nous souhaitons donc qu’un plus grand nombre d’Instituts Confucius puissent s’implanter dans notre pays. »

Soutenue par le Siège de l’Institut Confucius, l’École normale supérieure de l’Est de la Chine (ECNU) a établi depuis 2005 neuf Instituts Confucius, en partenariat avec des établissements et des universités américains ou européens. Ces Instituts Confucius travaillent activement sur l’enseignement du chinois et organisent une grande variété d’activités culturelles afin d’éveiller l’intérêt des élèves étrangers pour la Chine et la culture chinoise. L’Université du Peuple de Chine fait partie, quant à elle, du premier groupe d’universités participant au « Projet de nouvelle sinologie de Confucius ». C’est en 2013 qu’elle a accueilli pour la première fois des doctorants dans le cadre de ce projet. Aujourd’hui 25 doctorants y font des recherches sinologiques relevant des sciences humaines et sociales. Selon nos informations, le « Projet de nouvelle sinologie de Confucius » a pour but d’aider la jeunesse mondiale à approfondir leurs connaissances sur la Chine et la culture chinoise, de faire prospérer les études sinologiques, de contribuer au développement durable de l’Institut Confucius, et de favoriser les relations amicales entre le peuple chinois et les autres peuples du monde.

Contribuer au rayonnement de l’initiative d’Une Ceinture et Une Route

Durant la table ronde sur « Les échanges bidirectionnels et pluriculturels dans le cadre d’Une Ceinture et Une Route », organisée pendant la 11e Conférence de l’Institut Confucius, les directeurs de sept Instituts Confucius, répartis dans six pays différents, ont partagé leurs expériences ainsi que les prochaines stratégies de développement de leurs établissements dans le cadre de la promotion des échanges culturels sino-étrangers et de la construction d’Une Ceinture et Une Route.

Le directeur de l’Institut Confucius de l’Université des sciences humaines de Bichkek au Kirghizistan a raconté par exemple l’histoire des habitants locaux kirghizes dont la vie est étroitement liée à la médecine traditionnelle chinoise. Ledit institut a organisé une série d’activités pour promouvoir la culture, la médecine et la langue chinoises parmi les enfants et adolescents de la zone pastorale, qui ont accueilli ces activités avec enthousiasme. L’Institut a également traité par l’acupuncture un enfant local souffrant d’une déformation de la colonne vertébrale. Depuis, la zone pastorale n’a cessé de solliciter l’Institut Confucius dans l’espoir de faire traiter par la médecine chinoise un plus grand nombre de jeunes enfants.

Les autres participants à ladite table ronde ont également présenté les activités d’échanges culturels organisés par les Instituts Confucius de leurs pays. En ligne avec les stratégies de l’initiative d’Une Ceinture et Une Route, ces activités ont pour but de permettre au monde entier de découvrir la Chine ainsi que la culture chinoise. Des moyens de promotion linguistique ont également été évoqués : organisation de camps d’été, introduction de l’Opéra de Pékin et des arts martiaux, initiation à la culture nationale chinoise, etc.

Selon les participants, l’Institut Confucius a non seulement exporté les langue et culture chinoises, mais il a aussi contribué, dans une grande mesure, au partenariat global entre les régions et universités chinoises et les pays concernés par l’initiative d’Une Ceinture et Une Route. Des coopérations ont été menées dans de nombreux domaines : échanges humains, jumelage universitaire, jumelage entre états et provinces, échanges économiques et commerciaux, etc. En effet, l’Institut Confucius se trouve devant un vaste champ de manœuvre en ce qui concerne la construction d’Une Ceinture et Une Route.

Selon les statistiques, 134 Instituts Confucius et 127 Classes Confucius (basées dans des écoles primaires et secondaires) ont déjà été créés dans 51 pays concernés par l’initiative d’Une Ceinture et Une Route, avec un total de 460 000 inscrits en 2016. Près de 8000 évènements culturels, toutes catégories confondues, ont été organisés par ces établissements. 2,7 millions de personnes en ont bénéficié, assurant ainsi une large popularité à l’enseigne de l’Institut Confucius. 94% des Instituts et Classes susmentionnés se sont lancés dans un programme de chinois permettant d’obtenir des unités de valeur. Encouragés par l’Institut Confucius, 93 universités des pays concernés ont mis en place un département de chinois. Au total 20 pays concernés par l’initiative d’Une Ceinture et Une Route ont intégré l’enseignement du chinois dans leurs systèmes éducatifs nationaux.

En un mot, les Instituts Confucius du monde sont devenus des « constructeurs de passerelles » pour les échanges et emprunts réciproques entre la civilisation chinoise et les civilisations étrangères ; ce sont aussi des plates-formes importantes permettant au monde de découvrir la Chine et à la Chine d’approfondir ses amitiés et coopérations avec les autres pays.

Article de Zhang Yong et Ren Weidong (informations fournies par Guo Peiran et Yu Qing ; crédit photo : Zhang Yong), paru dans le Guangming Daily, le 20 décembre 2016, page 05

 
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