Le « Prince du piano » canadien : « L’Institut Confucius attirera de plus en plus d’adhérents »

[Source]    Agence Xinhua [Time]    2016-12-28 16:06:07 
 

« C’est la 27e fois que je pose mes pieds sur cette terre chaude qu’est la Chine », nous raconte Roger Lord, pianiste canadien. « La première fois, c’était en 1999, où j’ai reçu l’invitation d’aller me produire à Qingdao, dans le Shandong. Les musiciens locaux m’ont fait écouter ‘Le reflet de la lune sur les eaux de la fontaine’ (Erquanyingyue), un morceau de musique traditionnel typiquement chinois. J’ai été bouleversé dès les premières notes, mélancoliques et gracieuses. Mes larmes coulaient spontanément. C’était la première fois que je découvrais le charme infini de la musique chinoise. »

« Depuis, j’ai commencé à apprendre par moi-même des morceaux choisis du répertoire chinois, et quand je fais des tournées un peu partout dans le monde, j’en profite pour interpréter un ou deux de ces morceaux, qui s’avèrent toujours un franc succès », ajoute Roger Lord. « Je suis donc de plus en plus passionné par la musique chinoise, à tel point que je me demande souvent si je n’étais pas un Chinois dans ma vie antérieure ! »

Les 10 et 11 décembre dernier ont vu la tenue de la 11e Conférence de l’Institut Confucius à Kunming. En prélude à la cérémonie d’ouverture de cette conférence, Roger Lord et son partenaire chinois ont interprété « La petite rivière qui coule » (Xiaohetangshui), un autre grand morceau de musique classique chinoise. Leur prestation a fait l’admiration de tous les spectateurs.

« Tout le monde sait que les langues et les cultures sont interdépendantes », commente le pianiste canadien. « Durant mon séjour en Chine en 2013, j’ai présenté un spectacle avec mon compatriote Mark Rowswell (connu sous le nom chinois de Dashan). Je l’enviais pour son excellent niveau de chinois, car il pouvait échanger directement avec le public. »

Dès son retour au Canada, Roger Lord s’est inscrit à l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick, où il a commencé son apprentissage du chinois.

« Ces dernières années, j’ai mis mes talents à la disposition de l’Institut Confucius, pour lequel je me produis bénévolement », ajoute Roger Lord. « En fait, je m’arrange pour participer à toutes les activités culturelles qui aient un lien avec l’Institut Confucius et plus généralement avec la Chine. Même quand j’étais aux États-Unis où je faisais partie du jury pour les examens de piano de différents cycles, ou quand je faisais des tournées au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Malaisie ou en Amérique latine, je portais toujours des vêtements avec le logo de l’Institut Confucius afin de promouvoir l’enseigne chinoise. »

Le pianiste canadien a aussi donné une soixantaine de concerts en Chine, où il interprète toujours des morceaux de musiques classiques chinoise et occidentale. « Les affinités entre ces deux musiques ont apporté beaucoup d’inspirations à ma création artistique, faisant évoluer ma carrière vers une nouvelle dimension. C’est aussi grâce à elles que j’ai gagné l’amitié et l’hospitalité du peuple chinois. »

Selon Roger Lord, l’Institut Confucius du Nouveau-Brunswick compte plus de 5000 inscrits. « L’Institut Confucius est une plate-forme qui nous permet d’apprendre le mandarin et de découvrir la Chine ; c’est aussi une scène où nous pouvons réaliser nos rêves et accomplir des exploits », s’enthousiasme le pianiste. « Je suis sûr que l’Institut Confucius attirera de plus en plus d’adhérents comme moi, adhérents qui viendront des quatre coins du globe pour devenir ambassadeurs des échanges humains et des amitiés populaires entre la Chine et les autres pays du monde ! »

Kunming, le 11 décembre ; Yao Bing, Pang Mingguang, correspondants Agence Xinhua

 
mot clé:

Nouvelles concernées