Histoires de l’Institut Confucius : Zhou Mingdong, une directrice chinoise qui prend ses fonctions « les pieds nus »

[Source]    xinhuanet.com [Time]    2016-12-28 16:02:19 
 


Zhou Mingdong (à gauche) participant à « Fenêtre sur la Chine », une activité organisée par l’Institut Confucius de l’Université Nord-Sud du Bangladesh

Mme Zhou Mingdong avait déjà exercé trois mandats en tant que directrice chinoise de l’Institut Confucius de l’Université Nord-Sud du Bangladesh avant d’aller diriger l’Institut Confucius de l’Université de Dacca, un travail qui implique de grandes responsabilités. En remémorant les circonstances qui l’ont liée au Bangladesh, cette terre dorée où elle enseigne le chinois, Mme Zhou pense d’abord au jour où elle a pris ses fonctions « les pieds nus ».

C’était un jour de septembre en 2009. Nommée par le Siège de l’Institut Confucius et l’Université du Yunnan, Zhou Mingdong prend l’avion pour aller au Bangladesh. Jiang Yinlian, directrice sortante de l’Institut Confucius de l’Université Nord-Sud, est venue la chercher à l’aéroport. Accompagnée de son prédécesseur, Mme Zhou monte dans une voiture qui l’amène à l’Université Nord-Sud. Arrivée à destination, elle descend du véhicule avec une sensation étrange au niveau des pieds. A peine a-t-elle fait un pas qu’elle a réalisé ce qui lui était arrivé : une des semelles de ses chaussures s’était décollée.

« Le président de l’université ainsi que mes collègues m’attendent, je n’aurai pas le temps de changer mes chaussures ! » Tout en se parlant, Zhou Mingdong avance tant bien que mal, et son front se couvre vite de sueur. Mme Jiang, remarquant le retard de sa compagne, se retourne et lui demande la raison de sa lenteur. En apprenant que c’est un problème de chaussures, Mme Jiang, empressée, lui conseille sans hésiter : « Tu ferais mieux de les arracher complètement, tes semelles ! » Excellente idée ! Zhou Mingdong arracha alors ses semelles et rencontra, « les pieds nus », le président de l’Université Nord-Sud ainsi que ses nouveaux collègues.

Dans son travail, Mme Zhou a fait preuve du même courage et de la même hardiesse, n’hésitant jamais à aller « les pieds nus ». Elle se charge de tout : non seulement elle donne elle-même une grande quantité de cours, mais elle a aussi conçu des séries d’activités, telles que « Le printemps de Chine », « La Journée de la Chine » et « Le Mois de la Chine », placées toutes sous le thème de « Fenêtre sur la Chine ». Soutenue par le Siège de l’Institut Confucius, elle a également mis en place un centre d’études chinoises, un centre de découverte de la culture chinoise, une salle de lecture, une bibliothèque, un laboratoire linguistique multimédia, ainsi qu’une base destinée aux stagiaires de l’enseignement du chinois langue étrangère. « L’Institut Confucius de l’Université Nord-Sud n’avait au début qu’une vingtaine d’inscrits, un chiffre qui est monté à plus de 2600 vers la fin de mes mandats ! » s’exclame Zhou Mingdong avec fierté.

A part ce courage et cette hardiesse, Mme Zhou doit aussi le bon déroulement de son travail à « l’écoute du cœur ». Durant les années qu’elle a passées à l’Institut Confucius de l’Université Nord-Sud, elle a toujours considéré l’institut comme son propre foyer dont elle s’occupe avec amour. Elle s’est liée d’une affection profonde avec ses élèves et ses collègues. Pr Siddique, président de l’université, celui que la directrice chinoise a rencontré « à pieds nus » à son arrivée au Bangladesh, la considère aujourd’hui comme « sa propre fille ».

Avec la création en 2016 de l’Institut Confucius de l’Université de Dacca, Zhou Mingdong s’est vue confier la grande mission de diriger ce nouvel établissement. Avant de partir, elle a écrit ces mots dans un de ses articles : « Je me sens tellement heureuse quand je me rends compte de l’influence de l’Institut Confucius à Dacca ainsi que dans tout le Bangladesh, quand je vois les Bangladais toujours de plus en plus nombreux à apprendre le chinois, et quand je constate le rôle d’intermédiaire que l’Institut Confucius a joué dans les échanges sino-bangladais… Ce bonheur, dont mon cœur est rempli à jamais, me dicte de travailler toute ma vie pour l’enseignement du chinois langue étrangère, une cause que j’affectionne tant. »

Kunming, le 11 décembre ; article de Nian Xinhong, photo de Zhou Mingdong ; xinhuanet.com

 
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