510 : le nombre d’Instituts Confucius à travers le monde

[Source]    Le Matin de Beijing [Time]    2016-11-21 17:18:03 
 

510 Instituts Confucius ont été à ce jour établis dans 140 pays du monde. Voici les chiffres révélés par Jing Wei, vice-directrice exécutive du Siège de l’Institut Confucius et vice-directrice générale du Hanban, lors d’un entretien accordé au Matin de Beijing, pendant la 5e édition de la Conférence mondiale sur la Sinologie qui s’est tenue récemment à l’Université du Peuple de Chine.

« Le petit dernier, c’est celui qui s’est créé au Luxembourg il y a deux mois », a ajouté Jing Wei. C’est en novembre 2004 que le premier Institut Confucius du monde a vu le jour, en Corée du Sud. Aujourd’hui, on totalise 510 Instituts Confucius répartis dans 140 pays, avec près de deux millions d’inscrits, dont la moitié sont des élèves d’écoles secondaires.

Selon Jing Wei, la Conférence mondiale sur la Sinologie, lancée par le Hanban et par l’Université du Peuple de Chine, a déjà connu cinq éditions consécutives depuis 2007. Ayant acquis une grande influence aussi bien en Chine qu’à l’étranger, elle est devenue l’un des plus grands canaux pour les échanges culturels sino-étrangers. Grâce à la plate-forme qu’elle s’est construite, elle donne aux sinologues du monde entier la possibilité de mener entre eux des échanges spirituels ainsi que des discussions scientifiques. En coopérant avec des organismes culturels et scientifiques étrangers, les Chinois se sont rendu compte que les étrangers sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à leur pays : non seulement ils apprennent la langue chinoise, mais ils souhaitent aussi avoir leur place dans les échanges culturels et les coopérations scientifiques.

Deux forums thématiques ont été organisés spécialement pour cette cinquième édition de la Conférence, dont le Forum des doctorants sur le « Projet de nouvelle sinologie de Confucius », qui a attiré plus de 40 jeunes chercheurs représentant différents pays du monde. Selon notre enquête, le « Projet de nouvelle sinologie de Confucius » se compose de six programmes : formation de doctorants en cotutelle sino-étrangère, formation de doctorants étrangers en Chine, programme « Comprendre la Chine » destiné aux chercheurs visiteurs, programme « Jeunes Leaders », organisation de conférences internationales, et financement de publications. Toujours selon Jing Wei, le « Projet de nouvelle sinologie » a déjà financé 330 doctorants venus de l’étranger et organisé des coopérations scientifiques avec près de 200 chercheurs non chinois. Ce projet a non seulement permis aux sinologues étrangers confirmés de venir travailler avec des chercheurs chinois, mais il a aussi fourni aux jeunes étrangers mobiles les opportunités de faire un doctorat, d’étudier la Chine, de comprendre la Chine, de se perfectionner et de découvrir le monde avec des étudiants de leur âge.

Ayant pour thème « La sinologie dans une perspective comparative : tradition et innovation », la Conférence de cette année a attiré près de cent chercheurs venus de 16 pays et régions différents. Durant deux jours, en binômes, ces chercheurs ont mené des échanges autour de quatre sujets : « La sinologie et la Chine », « La sinologie et les études occidentales », « Le parcours centenaire des publications sinologiques », et « La querelle entre les modèles traditionnel et moderne de la sinologie ». Nous avons ainsi appris que la particularité de la sinologie consiste dans son caractère transculturel, translinguistique et transdisciplinaire. C’est un médiateur naturel pour les dialogues culturels, et aussi une source de réflexions pour le développement de l’humanité. Au travers des échanges, des affrontements et des fusions entre les différentes pensées, la sinologie aide les gens à se connaître, à se lier d’amitié et à se comprendre. La Conférence mondiale sur la Sinologie a justement pour objectif de transcender les malentendus engendrés par les différentes traditions historiques et identités culturelles. Ce qu’elle préconise, c’est de favoriser la compréhension par le dialogue, de favoriser le respect de la différence par la compréhension, et de favoriser l’harmonie par la différence.

Article de Zheng Chao, paru dans Le Matin de Beijing, le 17 novembre 2016, page B15

 
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