Quotidien Guangming : Xu Lin, membre du Comité national de la CCPPC : « Il faut assouplir la politique des titres de séjour pour les étrangers qualifiés »

[Source]    Quotidien Guangming [Time]    2014-03-24 15:39:37 
 



Article du quotidien Guangming – 12 mars 2014, capture de la 5e planche

Xu Lin, membre du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) , directrice générale du Hanban et directrice exécutive du Siège de l’Institut Confucius, travaille depuis de nombreuses années dans le domaine des échanges culturels sino-étrangers. Grâce à cette expérience, elle a pris l’habitude de s’exprimer de manière très directe : « La fondation de l’Institut Confucius passe par des échanges, des chocs, des mélanges culturels. Les étrangers ont l’habitude d’être directs ; ils ne comprennent pas notre culture de l’implicite et du non-dit. C’est pourquoi j’estime que nous devons dire de manière plus directe ce que nous avons à dire. Il nous faut adopter leur manière de penser et leur langage pour exprimer plus clairement notre point de vue ».

L’une des motions proposées cette année par Xu Lin vise précisément à remédier à l’une des imprécisions engendrées par ce genre de non-dits : la politique des permis de séjour pour le personnel étranger qualifié en Chine. « A l’heure actuelle, les critères d’obtention des permis de séjour sont extrêmement flous. Par exemple, la catégorie intitulée ‘‘Individus mondialement qualifiés ayant apporté une contribution importante au développement économique et social de la Chine, personnel doté de compétences techniques spéciales et personnalités célèbres’’ relève d’une formulation vague, difficile à délimiter, et donc difficile à appliquer ».

Au cours des dix dernières années, le développement de l’Institut Confucius a donné à Xu Lin l’occasion de se familiariser au quotidien avec ce problème. « A l’heure actuelle, la Chine a un besoin urgent d’attirer des étrangers qualifiés pour contribuer à construire ses capacités de communication dans le monde et son discours international. C’est pourquoi j’espère que la Chine sera capable d’accueillir avec un esprit ouvert des talents internationaux qualifiés dans ce domaine, de même qu’elle a été capable d’attirer toutes sortes de talents dans le domaine des sciences naturelles. Il faudrait par exemple assouplir de manière appropriée les limitations qui pèsent sur l’attribution des permis de résidence permanente aux personnes qualifiées dans les domaines de la traduction littéraire ou des arts modernes. Par ailleurs, il convient également de simplifier les procédures, et d’accélérer le délai d’examen et d’approbation des dossiers ».

En dix ans, les 445 Instituts Confucius implantés dans 121 pays et régions à travers le monde sont devenus un important symbole de la diffusion de la culture chinoise à l’étranger. Le « Nouveau programme de sinologie » mis au point par le Hanban offre d’ores et déjà ses services un peu partout dans le monde. « Nous avons mis sur pied des programmes de formation conjointe des doctorants dans le domaine des sciences sociales et humaines, afin de permettre aux étudiants étrangers de haut niveau de venir approfondir leur formation en Chine. Notre objectif est de former une nouvelle génération de jeunes sinologues », explique Xu Lin.

« Les dix dernières années ont été un véritable marathon », affirme Xu Lin. Elle ne plaisante qu’à moitié, car les résultats obtenus par l’Institut Confucius n’ont pas été aisés. « Nous travaillons probablement 16 heures par jour. En raison des décalages horaires avec l’étranger, c’est souvent à minuit que se produit notre pic d’activité, car il faut répondre à de nombreux appels et messages venus de l’étranger. Tout le monde s’efforce de ne jamais remettre aucune tâche au lendemain, car répondre à temps est une marque d’honnêteté, de respect et d’esprit de coopération », explique Xu Lin.

Par Liu Wenjia, Quotidien Guangming

 
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