Quotidien du Peuple: L’engouement pour le chinois ne cesse de croître ; les Instituts Confucius sont débordés par les demandes

[Source]    Quotidien du Peuple [Time]    2014-03-24 14:47:45 
 

Des ambassadeurs de proximité

La culture traditionnelle chinoise ne se trouve pas que dans les musées

Xu Lin a effectué quelques calculs : chaque année, le Hanban envoie environ 10 000 enseignants volontaires à l’étranger ; chacun d’entre eux enseigne à environ 200 élèves, qui ont chacun une famille. « A travers ces élèves, le public étranger est informé des incroyables changements que connaît la Chine ; grâce à ces ambassadeurs de proximité, l’Institut Confucius s’intègre de plus en plus étroitement à la vie des sociétés et des communautés majeures de tous les pays , il s’implante également au niveau le plus élémentaire, et ne cesse d’accroître son influence ».

Sun Mingyang travaille au Siège de l’Institut Confucius. Après avoir terminé ses études, il a passé un an comme enseignant volontaire de chinois à l’Institut Confucius de l’Université Santo Tomàs du Chili. Lorsqu’il a quitté l’université pour partir à l’étranger, il ne se doutait pas que nombre de Chiliens ne connaissaient pas vraiment la différence entre la Chine, le Japon et la Corée, et ne savaient pas que Beijing était la capitale de la Chine ; il a découvert que certains enfants croyaient même que les Chinois se saluaient encore en se prosternant, comme dans les temps anciens.

« Tout cela m’a permis de réaliser plus clairement que jamais l’urgence qu’il y avait à faire connaître la culture chinoise dans le monde », déclare Sun Mingyang. Il a en conséquence activement participé à toutes les activités de son école ; le week-end, il a également travaillé bénévolement dans une école spéciale pour handicapés mentaux. « J’ai petit à petit profité de la couronne de la culture chinoise pour pénétrer dans cette ville, mais aussi dans le cœur de ses habitants », explique-t-il.

Progressivement, il a eu la satisfaction de découvrir que même dans cette bourgade loin de tout, les gens se mettaient à sourire en entendant les mots « bonjour », « Beijing » ou « Confucius » en chinois, parce qu’ils les avaient reconnus comme des symboles de la Chine.

Liu Chuansheng, membre du Comité national de la CCPPC et secrétaire du Comité du Parti de l’Université normale de Beijing, explique que son université a ouvert sept Instituts Confucius en partenariat avec des universités étrangères. L’Institut Confucius se donne pour mission de présenter efficacement au monde ses convictions de développement pacifique et de coopération harmonieuse et mutuellement profitable, des convictions profondément enracinées dans la culture traditionnelle de la nation chinoise. Il recourt à un modèle de discours unique, à des échanges humains et culturels vivants, pour faire connaître au monde la détermination de la Chine à continuer à marcher avec confiance et responsabilité sur la voie du développement pacifique.

En ce sens, chaque professeur, chaque enseignant volontaire de l’Institut Confucius, est un représentant de la Chine à l’étranger ; chacun d’entre eux est un véritable « Confucius en herbe ».

Hu Chunchun, vice-directeur du Centre d’études allemandes de l’Université Tongji, a assumé pendant six ans la fonction de directeur chinois de l’Institut Confucius de Hanovre en Allemagne. Il est revenu en Chine l’année dernière. Au cours de ces six années, il a donné un nombre incalculable de conférences sur la culture chinoise. « Les traditions ne se trouvent pas uniquement dans les expositions des musées. Elles ne sont pas immuables. On ne peut pas considérer séparément le passé et le présent de la Chine. Pour les étudiants, il n’y a pas de question idiote, il n’y a que des réponses idiotes. Si l’on s’adresse aux publics étrangers dans une langue qu’ils comprennent, sans éviter de répondre aux prétendues « questions sensibles », ils ne manqueront pas de s’intéresser à la Chine, et apprendront à davantage la comprendre ».

Les relations entre pays reposent avant tout sur les relations entre les peuples. Pour Xu Lin, l’Institut Confucius est autant une passerelle qu’une sorte « d’éponge culturelle » ; il permet à toutes sortes d’éléments des cultures chinoise et étrangères de se rencontrer, de s’affronter , de se mélanger. « Le passé doit être mis au service du présent ; les pays étrangers doivent être utiles à la Chine, et la Chine aux pays étrangers. Ce sont les potentiels culturels, mais aussi les rapprochements affectifs, qui permettront à davantage d’étrangers de comprendre les Chinois, leur mode de vie actuel, leurs institutions, et la voie sur laquelle ils marchent », affirme-t-elle.

 
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