« Vent d’Orient »
- Spectacle artistique du Nouvel an chinois 2014 par l’Institut Confucius de l’Université de Memphis

[Source]    Institut Confucius de l’Université de Memphis [Time]    2014-02-27 10:51:56 
 

Tandis que commence l’année du Cheval, dans le Tennessee, sur les rives du Mississippi, les flocons blancs d’une neige de bon augure tombent sur la belle ville de Memphis. Il y souffle aussi un « Vent d’Orient », tournée du Nouvel an chinois pour l’année du Cheval. Le soir du 9 février, à la salle de spectacle de la Christian Brothers University (CBU), la tournée « Vent d’Orient » baisse son rideau sous les applaudissements prolongés d’un public unanime, des applaudissements qui résonnent de compréhension, d’amitié et d’amour mutuel. Organisée sous l’égide du Hanban/Siège des Instituts Confucius par l’Institut Confucius de l’Université de Memphis et l’Université normale de Hangzhou, cette 5e étape de la tournée « Vent d’Orient » du Nouvel an chinois pour l’année du Cheval 2014, donnant un spectacle très facinant et ne cessant de créer une ambiance d’acclamations mélangées de rires au sein des spectateurs, fut un immense succès. Il s’agit d’un des plus grands événements de cette année organisés par l’Institut Confucius de l’Université de Memphis. C’est aussi la 6e année consécutive que celui-ci prévoit une manifestation de grande ampleur pour célébrer le changement d’année.

Le dimanche soir, comble, la salle de spectacle de la CBU est emplie d’une ambiance festive. Venant de Memphis et de ses environs, les invités de tous les milieux s’y sont joyeusement réunis pour profiter ensemble de ce vent de culture qui souffle de l’Est. Du directeur aux employés, tout l’Institut Confucius est venu très tôt sur les lieux pour mener à bien l’ensemble des préparatifs, y plaçant de partout quelques éléments décoratifs de culture chinoise pour un effet visuel des plus manifestes. A 19 heures précises, le rideau de la tournée s’ouvre tout doucement sur les discours successifs de professeur Kong Xiangde, directeur de l’Institut Confucius de l’Université de Memphis, professeur Thomas Nenon, directeur adjoint des études et doyen de la faculté des arts libéraux de l’Université de Memphis et monsieur Dominic Ehrmantraut assistant spécial du président de la CBU, tandis que le professeur Zhang Zhijun, vice président de l’Université normale de Hangzhou, a présenté les vœux de bonheur pour la nouvelle année adressés au public depuis l’autre rive du Pacifique. Puis, ce fut une succession de numéros artistiques exceptionnels sous les yeux ébahis d’un public impressionné.

Les interprétations musicales de la tournée se sont avérées hors du commun. Dans une danse exécutée en solo et accompagnée de « Qian hong » au guzheng, au lyrisme du son répondent les gestes possédés du danseur, laissant imaginer au public tout l’amour poignant d’une vie. La musique folklorique « Xi yang yang » interprétée en un trio d’erhu, guzheng et suona pour une association astucieuse de ces 3 instruments chinois, fut à même de retransmettre en puissance toute l’ambiance des célébrations traditionnelles pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le solo au erhu « Wan ma ben teng » (« Dix mille chevaux au galop ») en même temps qu’il a éveillé dans l’esprit de tous, des scènes de chevaux galopant dans la steppe mongole, est parvenu a démontrer toute l’expressivité particulière et spirituelle de cet instrument populaire traditionnel. « Da zao », solo au suona, œuvre originale composée et interprétée par Du Zhusong, professeur de la faculté de musique de l’Université normale de Hangzhou a associé imitation vocale et suona, instrument folklorique, pour restituer la joie des scènes pastorales de la population de Chine du nord lors de la récolte des jujubes. Cet effet sonore a su séduire le public de sa nouveauté. Durant la représentation, les applaudissements fournis et répétés ont offert un nouveau sommet à l’ambiance de cette fête.


Photo de scène de danse « Qian hong »


Guzheng, erhu et suona, trio d’instruments traditionnels chinois


Photo de scène de « Wan ma ben teng », solo au erhu et chorégraphie


Activité interactive entre les présentateurs et une personne du public

Les spectacles remarquables de chant de la tournée se sont distingués par leur grande variété. La chanson folklorique traditionnelle chinoise « Wang Yue » et le classique américain « Country Road » qui expriment tous deux le mal du pays, ont été chantés par un seul interprète en chinois pour l’un, en anglais pour l’autre, afin de mieux faire ressentir au public l’équivalence des sentiments exprimés. Ainsi, si les Américains d’origine chinoise pouvaient être particulièrement touchés par cette interprétation, les autres pouvaient également très facilement s’y identifier. Cette égalité de sentiment fut rendue particulièrement perceptible par l’unanimité des applaudissements qui en découla. « Guniang », danse de groupe tibétaine et « Shao Duoli » trio de danse de la minorité Dai ont chacun témoigné des particularités culturelles de ces ethnies de l’ouest et du sud-ouest de la Chine, tandis que, la démonstration d’arts martiaux « Wu yun » démontrait également la diversité et la profondeur de cette tradition jusqu’à susciter la stupéfaction du public. Durant les danses « Ding wan » et « Xian qile nide gaitou lai », le public a été amené à prendre part aux interactions pour avoir la chance de mesurer toute la difficulté de la danse mongole, les mouvements de tête et le haussement des épaules de la danse du Xinjiang. Parmi ceux-ci, un petit garçon de 5 ans s’initiait aux mouvements de tête et haussement des épaules avec une telle application que sa mignardise suscita les applaudissements fournis du public. A la fin de l’interaction, 18 danseurs, de leurs expressions humoristiques et au langage corporel expressif, offrirent une scène de bonheur pastoral dans laquelle les jeunes hommes et femmes ouïghours expriment leurs sentiments amoureux. Les spectateurs exprimèrent leur compréhension par des applaudissements répétés et toujours plus forts face à la représentation de ce thème universel, tout en approuvant pleinement toute la grâce de cette danse.


« Wang yue », solo de chant


« Guniang », danse tibétaine


« Shao Duoli », danse dai


Photo de scène de « Wu yun »


« Ding wan », danse mongole


« Xian qile nide gaitou lai », danse du Xinjiang


Interaction entre les artistes et le public

A 20 heures 30, la tournée du Nouvel an chinois année du Cheval « Vent d’Orient » pris fin sous les rappels répétés du public. Le fait de voir les spectateurs repartir à regret et celui d’entendre leurs joyeuses paroles mélangées de rires sont la meilleure récompense des efforts du personnel de l’Institut Confucius de l’Université de Memphis. La disposition des locaux, la présentation, la variété des numéros ou encore l’accueil des spectateurs… en tout lieu l’esprit de groupe de l’Institut Confucius a œuvré et c’est ce même esprit qui nous permet d’envisager pour cette nouvelle année des activités d’échanges culturels toujours plus nombreuses, meilleures, plus variées et plus brillantes…


Photo de groupe prise à la fin du spectacle

Texte : Wang Zefeng ; photo : Yao Yu