France : Conférence de M. Shu Yi sur la collection de manuscrits chinois à l’Institut Confucius de l’Université Paris Diderot

[Source]    Institut Confucius de l’Université Paris Diderot [Time]    2013-06-09 16:05:56 
 

Dans l’après-midi du 6 juin 2013, le fils du célèbre écrivain chinois Laoshe, Shu Yi, qui dirigea le Conservatoire de littérature chinoise contemporaine et est membre de l’Institut central de recherche sur la littérature et l’histoire, a visité l’Institut Confucius de l’Université Paris Diderot en France. Il y a donné, devant des enseignants et des étudiants, une conférence intitulée « Le Conservatoire de la littérature chinoise contemporaine et les manuscrits recueillis en Chine ».

À l’origine, c’est Bajin, célèbre écrivain chinois, qui a formulé l’idée de constituer un Conservatoire de la littérature chinoise contemporaine. La construction du bâtiment a débuté en 1993 et s’est achevée en 2000. Shu Yi a consacré dix ans de sa vie au développement de ce Conservatoire et il en a assumé la direction durant quatre ans. Il a expliqué qu’il n’y a pas de règles fixes pour collectionner les manuscrits des écrivains. Il estime que l’application de standards ne serait pas équitable et ne refléterait pas de manière objective la physionomie de la littérature de notre époque. Grâce à cette option, la collection de ce Conservatoire a acquis une grande valeur historique et s’est attiré la plus grande attention du milieu sinologue mondial. Le Conservatoire entretient des relations étroites avec l’ensemble des milieux littéraires internationaux. Ayant constaté la diversité des collections conservées dans un bel environnement, des savants et écrivains de tous pays ont exprimé leur satisfaction et manifesté leur intérêt pour le Conservatoire, en même temps qu’ils se montraient quelque peu envieux de voir que les écrivains jouissent d’une position sociale aussi importante. Shu Yi a évoqué des anecdotes à propos de la collection de manuscrits et les auditeurs ont pu constater sa passion pour cette collection, le sérieux de son attitude et son réel respect pour les écrivains. Les manuscrits représentent le processus même de l’écriture et les modifications successives des œuvres expriment la recherche subjective de l’écrivain. La recherche de ces manuscrits peut s’expliquer par le désir de leurs possesseurs de mieux comprendre les œuvres elles-mêmes. Shu Yi a rappelé qu’il faut établir une science de manuscrit, et en tout premier lieu dans les départements de chinois des établissements d’enseignement supérieur. Cela nécessite non seulement des enseignants, mais encore des étudiants qui choisissent un tel cursus. Et ensuite, les étudiants en master et doctorat devront entreprendre des études sur le thème de l’étude des manuscrits. Enfin, des ouvrages spécialisés dans ce domaine devront être publiés. Pour terminer sa conférence, Shu Yi a cité une boutade de Lu Xun, célèbre écrivain chinois : « Pour savoir comment écrire, il faut lire des œuvres célèbres et pour savoir comment ne pas écrire, il faut lire des manuscrits. »

La conférence était présidée par le professeur Zhou Hanbin, directeur chinois de l’Institut Confucius de l’Université Paris Diderot. Le professeur Jacques Neefs, vice-directeur de la Commission professionnelle et ancien recteur adjoint de l’Université Paris VIII-Sorbonne, et le professeur Xu Shuang, directeur du département de chinois de l’Université Paris VII-Diderot ainsi que des chercheurs spécialistes des manuscrits étaient également présents et ont eu des échanges avec Shu Yi. Ils ont remercié Shu Yi de leur avoir expliqué autant de choses intéressantes, estimant que cela permettra de renforcer les échanges dans ce domaine entre la Chine et l’étranger.


Affiche de la conférence

Par Chen Huizhong

 
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