Musique et danse apportent joie et bonheur à Miami
- La troupe artistique de l’Université de Nanchang en tournée à Miami

[Source]    Institut Confucius de l’Université de Dade de Miami [Time]    2013-05-15 16:08:16 
 

Le 11 avril 2013, l’Université de Dade de Miami a invité la troupe artistique de l’Université de Nanchang à venir donner deux représensations artistiques, l’une sur le Campus Nord, l’autre sur le Campus Kendall.

L’Université de Dade de Miami était la première étape de la tournée que la troupe artistique de l’Université de Nanchang effectuait aux Etats-Unis. Le 10 avril à l’aube, la troupe est arrivée avec plus de trois heures d’avance au théâtre William & Joan Lehman, sur le Campus Nord. Afin de garantir au public une représentation de qualité, elle n’a même pas pris le temps de se remettre du décalage horaire, et s’est immédiatement lancée dans une répétition. Les artistes ont travaillé avec le personnel du théâtre pour calibrer l’éclairage et l’accoustique ; ils ont testé le rendu de la musique, et se sont familiarisés avec la scène, revêtus de leur costume, jusqu’à être absolument certains que tout était bien en place, de manière aussi méticuleuse, ordonnée que professionnelle. A mesure que l’heure de la représentation approchait, le public a commencé à arriver sur les lieux. Afin que les spectateurs sourds et muets puissent eux aussi comprendre le spectacle et profiter de la culture chinoise, l’Université de Dade avait même spécialement invité un interprète en langage des signes, qui a traduit en direct pendant la représentation.

Mme Malou Harrison, vice-présidente du Campus Nord de l’Université de Dade, et le professeur Huang Yun, vice-président de l’Université de Nanchang et directeur de la troupe artistique, ont prononcé des discours pleins d’enthousiasme. Après quoi, le rideau s’est enfin levé sur ce grand spectacle artistique et culturel, et la musique du morceau inaugural, « Un parfait bonheur », s’est élevée dans les airs. De jeunes hommes brandissant de longs rubans de soie et de jeunes filles portant des lanternes ont commencé à danser au rythme de la musique, peignant un tableau idyllique de la vie heureuse menée par les fils et filles de la nation chinoise. Cette danse était également destinée à transmettre au public américain les plus sincères vœux de bonheur du peuple chinois.


La danse inaugurale du spectacle, « Un parfait bonheur ».

Le professeur Xiong Zhiyin, un musicien de premier ordre en Chine, a ensuite interprété en solo le morceau « L’Alouette », joué à la flûte de bambou (dizi), puis « Le Serment de mariage », joué à la ‘‘calebasse de soie’’ (hulusi), une variété chinoise de flûte à bec. « L’Alouette » (Ciocarlia), un célèbre morceau du compositeur roumain Anghelus Dinicu, a captivé le public américain ; enivrés par les sonorités de la flûte de bambou, les spectacteurs se sont vus transportés par la mélodie dans un lointain paysage de montagne, au milieu du chant des alouettes. « Le serment de mariage » a ensuite permis au public de découvrir et d’apprécier la musique folklorique chinoise ; le morceau a aidé leur esprit à s’envoler à mille lieues d’ici, et les a à nouveau transportés vers la Chine, où ils ont pu découvrir une belle histoire d’amour dans un village de montagne.

L’extrait d’opéra du Jiangxi, « Le Roi-Singe en quête d’un trésor », a été le premier grand moment fort du spectacle de chant et de danse. L’acteur Song Hongliang a su exprimer de manière particulièrement vivante le bouillant caractère et le tempérament du légendaire Roi-Singe, le montrant tour à tour cligner des yeux, faire la moue, se gratter la tête, regarder tout autour de lui, sauter en tous sens… Lorsqu’il découvre enfin le Bâton d’Or qu’il rercherchait, le Roi-Singe, délirant de joie, se met à le faire tournoyer en tous sens, devant un public subjugué.

Le morceau suivant était une danse originaire de la province du Xinjiang, « Fleur ». Cette danse a dessiné avec chaleur et émotion le portrait d’une jeune fille du Xinjiang, et a fait très forte impression sur le public américain. Le professeur Wang Liangsheng, un musicien de premier ordre national, a ensuite interprété deux solos à la viole erhu, « Le Raisin est mûr » et « La Course de chevaux », amenant une fois de plus le public dans le temple de la musique folklorique chinoise. « Le Raison est mûr » est une touchante description de la saison des vendanges dans le Xinjiang, une période durant laquelle le peuple Ouïghour s’adonne sans retenue au chant et à la danse. « La Course de chevaux » évoquait le son des sabots martelant la steppe, magnifique vision de mille chevaux bondissants au galop ; ce morceau a plongé le public dans une intense rêverie, en le transportant au coeur des vastes steppes de Mongolie Intérieure.

Les deux solos ont été suivis par un autre grand moment fort, lorsque le professeur Chen Li, une actrice de premier ordre national, a interprété un extrait d’opéra du Jiangxi, « Les belles fleurs ». Même si le public américain ne comprenait pas les paroles chantées, il n’a eu aucun mal à ressentir le déferlement orageux des passions et l’intrépidité face à la marée montante dans le cœur du personnage, ni à reconnaître la saisissante gamme d’émotions exprimée par le tournoiement de ses longues manches de soie. Applaudissements et acclamations ont longuement résonné à l’issue de cet extrait, constituant un véritable hommage à la beauté de la culture chinoise, et un vivant témoignage de l’accueil chaleureux dont elle jouit à l’étranger. Il était également très émouvant de constater que les peuples du monde entier sont toujours capables, malgré ce qui les sépare, de comprendre et d’apprécier des arts venus d’une autre culture.

« Les belles fleurs », extrait d’opéra du Jiangxi.

Le spectacle s’est achevé sur deux chansons interprétées par le professeur Li Jiana, qui enseigne la musique vocale : « Sur la route ensoleillée » et « Grand Chant de la Terre-Mère ». Accompagnée de la danse gracieuse, Li Jiana a exploité toutes les ressources sonores de sa belle et élégante voix, et a célébré de toute son âme la terre chinoise, sa richesse, sa prospérité, sa force, sa douceur et sa beauté.

Par ailleurs, le présentateur avait imaginé une ingénieuse activité d’échange avec le public. Il a appelé sur scène le professeur Wang Liangsheng, qui a imité sur sa viole erhu les cris et sons de plusieurs sortes d’animaux, tout en invitant le public à essayer de les identifier ; ceux qui ont réussi à deviner ont même pu remporter un petit cadeau chinois. Le public a globalement manifesté un vif intérêt tout au long de ce spectacle, applaudissant sans discontinuer. A la fin de la représentation, les spectateurs ne tarissaient pas d’éloges, et se sont bousculés pour se faire prendre en photo avec les artistes.


Echange ave le public.

Le même soir, la troupe artistique de l’Université de Nanchang a également donné une représentation dans le gymnase du Campus Kendall de l’Université de Dade. Il s’agissait là encore d’un spectacle grandiose hors du commun, qui a fait salle comble ; des dizaines de spectateurs ont même fait jusqu’à deux heures de route en voiture pour venir y assister. L’organisation du spectacle avait été confiée au docteur Yu Xuejun, directeur américain de l’Institut Confucius de l’Université de Dade, et au docteur Zhang Wenghui, directeur chinois de l’Institut, ainsi qu’au Bureau des étudiants des deux campus. Etaient présents à ce spectacle le docteur Hector Garcia, directeur de l’Institut des affaires du Droit de l’Université de Dade, M. Barry Gordon, directeur de l’Institut des Arts du design et des médias de l’Université de Dade, ainsi que les élèves et professeurs des deux campus, les associations chinoises locales, les professeurs de l’Association des professeurs de chinois de Floride, et les élèves et professeurs de plusieurs autres grandes écoles de la région de Miami, soit environ 800 personnes au total. Les spectateurs ont unanimement estimé que cette représentation avait été conçue de manière claire et intelligente, et ont tous déclaré que le spectacle avait été une réussite complète – l’ambiance était élégante et raffinée, les chorégraphies aussi splendides que novatrices, et les costumes magnifiques et pleins de style. Cet évènement a de fait joué un rôle moteur majeur dans la diffusion de la culture chinoise, et a en même temps permis de renforcer la connaissance que les habitants de Miami ont de l’Institut Confucius en tant que célèbre organisme international d’enseignement du chinois.

 
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