Le charme infini de la chanson chinoise a encore agi
- La tournée américaine de « I Sing Beijing » à l’Institut Confucius de l’Université de Kentucky

[Source]    Institut Confucius de l’Université de Kentucky [Time]    2013-03-05 16:22:19 
 

« Pouvoir entendre à Lexington de l’opéra d’un si haut niveau, c’est très rare ! L’excellence des chanteurs, une mise en scène minutieusement orchestrée, en plus de remporter des tonnerres d’applaudissements incessants, ont créé chez le public un enthousiasme et un plaisir indescriptibles. » Le 20 février 2013 à 19 heures, le concert de « I Sing Beijing - Projet d’art vocal en chinois des jeunes chanteurs du monde entier » organisé par le Hanban et le Siège de l’Institut Confucius, s’est tenu en grande pompe au centre artistique Singletary à Lexington où se trouve l’Institut Confucius de l’Université de Kentucky. Plus de 20 jeunes chanteurs venant de 6 pays dont les Etats-Unis, l’Italie et le Canada ont représenté un florilège d’opéras contemporains et de grands classiques chinois, dans une interprétation très expressive en mandarin, offrant ainsi au public un événement musical incomparablement merveilleux.

Cette représentation étant très attendue, de nombreux spectateurs craignant manquer de place se sont installés dans la salle une heure avant le début du spectacle, remplissant ainsi des gradins effectivement déjà entièrement occupés au lever du rideau. Durant environ deux heures de spectacle, les chanteurs, passionnés, à la technique affirmée et à la prononciation du chinois impeccable ont présenté à tous le résultat fructueux de plus d’un mois d’entraînement à Pékin. En prélude, le lyrisme émouvant de l’« Ode au Fleuve Jaune » a tiré bien des larmes aux Chinois américains assistant au spectacle. Le duo vivant et humoristique « les époux apprennent à lire » (« Fuqi shi zi ») a reçu toute la sympathie des apprenants de chinois dans le public dont Bi Naseng, étudiant américain de l’Institut Confucius de l’Université de Kentucky, au comble de l’excitation pour avoir compris Beijing kaoya (« canard laqué de Pékin ») et qui affirmait sa volonté d’apprendre le chinois et de venir en Chine pour progresser. En admirant des morceaux de l’opéra contemporain « La fille aux cheveux blancs » (« Baimao nü ») le public était traversé par une multitude de sentiments divers et variés sous l’effet d’une représentation capable de traverser les frontières linguistiques par ses formes artistiques spécifiques, car quelque soit la langue, les émotions transmises par le chant lyrique sont universelles. Lorsque le grand classique des années 80 « Les jeunes amis rassemblés » (« Nianjing de pengyou lai xianghui ») retentissait dans l’auditorium, le public s’est mis à taper spontanément des mains au rythme de la musique et les acteurs, plus enthousiasmés, à terminer la chanson. Le spectacle s’est enfin clos sur « Chine, je t’aime » (« Wo ai ni Zhongguo »), le public faisant du fond du cœur écho aux paroles de la chanson. Les artistes ont également interprété des opéras occidentaux dont « La Bohémienne », « Porgy and Bess », « Candide » et « West side story ». A la fin de cette succession de moments forts recevant à chaque fois un tonnerre d’applaudissements, les spectateurs se sont levés pour gratifier les artistes et exprimer leur enthousiasme, joie et respect par des acclamations fournies. Face à un accueil si chaleureux, les artistes ont fait deux saluts et sont revenus sur scène pour interpréter le « Chant d’amour de Kanding » (« Kanding qingge »).

Après la fin du spectacle, l’on pouvait encore entendre des « Génial ! », « Excellent ! », « Bravo ! », « Awesome ! », « Brilliant ! ». Chinois ou Américains, tous sont tombés sous le charme du spectacle. Les spectateurs ont adressé des lettres à l’Institut Confucius de l’Université du Kentucky, pour remercier le Hanban et l’Institut Confucius du lancement d’un tel spectacle de qualité : « Quel spectacle captivant ! Le niveau de la mise en scène et des artistes est vraiment excellent ! », « Nous ne voulons tout simplement plus partir ! Nous espérons vraiment pouvoir voir à nouveau des spectacles d’aussi bonne qualité ! »… Dans sa lettre adressée aux directeurs de l’Institut Confucius de l’Université de Kentucky, Michael Tick, docteur et doyen de la faculté d’Art de l’Université de Kentucky s’exprimait en ces termes : « Le fait que « I Sing Beijing » parvienne à mêler chinois et opéra occidental, qu’il associe l’opéra occidental traditionnel avec l’opéra contemporain chinois en pleine ascension, relève en soi d’une très grande audace. Grâce aux efforts de l’Institut Confucius de l’Université du Kentucky, j’ai eu l’honneur d’assister au centre artistique Singletary à un spectacle si émouvant. » Ainsi, le concert « I Sing Beijing » a exercé sur la ville de Lexington une influence prolongée pouvant être décrite par la citation chinoise « la mélodie terminée, les échos de la musique se font encore entendre 3 jours durant ». On peut considérer qu’il s’agit même d’un événement sans précédent pour les échanges et diffusion culturels et la promotion du chinois. Ces artistes de différents pays, de couleurs de peau différentes, ont brisé de leurs voix mélodieuses les frontières nationales, linguistiques et culturelles, ouvrant de leur formidable « langage universel » une nouvelle voie et de nouvelles perspectives pour la promotion de la culture et les arts chinois.