La chanson chinoise chantée à Memphis
« I Sing Beijing » en concert à l’Université de Memphis

[Source]    Institut Confucius à l'Université de Memphis [Time]    2013-03-01 10:31:43 
 

Le soir du 24 février 2013 ( heure locale ), soit exactement le jour de la Fête des lanternes pour les Chinois, lanternes suspendues, ballons colorés, les gens vétus de smokings ou de costumes traditionnels chinois, de robes de soirées ou de qipao ( robe chinoise fendue sur les côtés ) ... attendent patiemment le début du spectacle musical au Rose Theater de l’Université de Memphis. En effet, ce soir, « I Sing Beijing - Projet d’art vocal en chinois des jeunes chanteurs du monde entier » est en tournée à Memphis avec ses 18 chanteurs en provenance de 7 pays et de 4 continents différents qui feront la démonstration en chinois de leur belle voix et chanteront des chansons retentissantes dans le Rose Theater.

Dès avril 2010, lors de la Conférence nationale du chinois à Washington, Mme Xu Lin, directrice générale du Hanban avait parlé à Tian Haojiang, chanteur américain d’origine chinoise, d’un projet d’art vocal en chinois des jeunes chanteurs du monde entier, pour populariser et faire connaître le meilleur de la chanson chinoise au monde, promouvoir l’association des traditions musicales chinoises et occidentales, et donner ainsi peau neuve aux airs chinois les plus classiques. En août 2011, c’est alors plus de 20 jeunes chanteurs en provenance de 7 pays dont les Etats-Unis, l’Italie, le Mexique et les Philippines, qui au bout de 5 petites semaines de répétitions, se produisaient pour la première fois à l’Opéra national de Pékin et le spectacle était couronné d’un succès. La même année, en décembre, ceux-ci vouaient une fois de plus leurs chants triomphaux à la 5e édition de Conférence de l’Institut Confucius. Fin 2012, suite à la décision prise par la 7e Conférence de l’Institut Confucius, « I Sing Beijing » lance enfin pour l’année 2013 une grande tournée internationale auprès des Instituts Confucius du monde entier. Aux Etats-Unis, première destination de la tournée, le concert de Memphis est le 4e des 5 concerts organisés par 5 Instituts américains.

A 19 heures, le rideau s’ouvre, sans plus tarder. M. Hsiang-te Kung, directeur de l’Institut Confucius de l’Université de Memphis et M. Tom Nenon, directeur des affaires universitaires de la même université, ont d’abord chacun adressé quelques mots de bienvenue à l’assistance. M. Tian Haojiang, directeur artistique de la troupe, a également projeté sur grand écran les images des artistes pendant la sélection, les répétitions et représentations. Les vidéo montrant les chanteurs de divers pays s’entraîner non sans difficultés à la prononciation du chinois ont fortement amusé l’assistance et efficacement brisé la glace entre les artistes et le public.

Qui dit troupe internationale, dit tubes internationaux : l’opéra « Pearl fisher », la chanson « It ain’t necessarily » adaptée sur un rythme blues… mais aussi, et ce qui fait toute sa spécificité, les grands classiques de la chanson chinoise connus de tous : « Ode au Fleuve Jaune » (« Huanghe song ») sur une musique de Xian Xinghai et les paroles de Guang Weiran, « Plaines » (« Yuanye ») adapté de l’œuvre éponyme de Cao Yu, le premier opéra chinois contemporain « La fille aux cheveux blancs » (« Baimao nü ») et autres grandes œuvres musicales. Les tubes les plus populaires des années 70-80 ne manquaient pas non plus à l’appel : « C’est exactement moi » (« Na jiu shi wo »), « La lune représente mon cœur » (« Yueliang daibiao wo de xin »), « Les jeunes rassemblés » (« Nianjing de pengyou lai xianghui »), « Sur cette terre pleine d’espoir » (« Zai xiwang de tianye shang »), « Chine, je t’aime » (« Wo ai ni Zhongguo »)… Le registre folklorique était également représenté par le chant agraire yangge « les époux apprennent à lire » (« Fuqi shi zi ») de Ma Ke, le chant de la minorité kazakhe du Xinjiang « Mayila » ou encore « La voie céleste » (« Tianlu ») qui chante la liaison ferroviaire Qinghai-Tibet, etc. Très expressifs, les artistes alliant la danse au chant dans un remarquable professionnalisme et avec, ce qui ne va pas de soi, une excellente maîtrise de la prononciation du mandarin, ont su séduire le public dans une salle retentissant d’applaudissements. Surtout dans le numéro gardé pour le bouquet « De l’Ode au jasmin à Turandot », quand les interprètes chantaient la chanson folklorique du Jiangsu « Ode au jasmin » (« Molihua »), les spectateurs ont applaudis à tout rompre, gratifiant les artistes d’un rappel où ceux-ci sont revenus sur scène pour interpréter « Chant d’amour de Kanding » (« Kanding qingge ») en tapant des mains avec le public et reprenant ensemble les paroles de la chanson, poussant le concert à un nouveau paroxysme.

L’événement a attiré un public venu de Memphis et de la région environnante, dont des parlementaires, professeurs d’université, fonctionnaires, hommes d’affaires, célébrités locales… et même des professeurs et élèves du district scolaire de Dyersburg à quelques centaines de kilomètres de là, qui, en apprenant la nouvelle, ont fait le déplacement exprès pour admirer le programme. Une fois le rideau tombé, tous ont fortement exprimé leur satisfaction. « C’est la première fois que j’entends des chanteurs du monde entier chanter des chansons chinoises, j’ai vraiment aimé le spectacle de ce soir. Je connaissais déjà « Ode au jasmin », je l’avais même apprise en Chine ! » a affirmé Jim Colley, parlementaire du Tennessee. Sa femme exprimait ainsi son enthousiasme : « Génial ! C’est incroyable de voir ces chanteurs chanter si bien des chansons chinoises, je suis fière d’eux ! Et les chansons étaient vraiment très belles ! » Le chef d’orchestre et professeur à perpétuité du département de musicologie de l’Université de Memphis, M. Jiang Puqi confiait ému : « Dans ma mémoire, ce spectacle est le meilleur que le Rose Theater n’ait jamais accueilli, du point de vue du niveau, de l’ambiance comme de l’interaction avec le public. Les artistes sont très professionnels. Si l’occasion se présente, ce serait une bonne chose que l’orchestre philharmonique de l’Université de Memphis puisse collaborer avec I Sing Beijing ».


1e chanson du spectacle « I Sing Beijing » : « Ode au Fleuve Jaune »


3e chanson du spectacle « I Sing Beijing » : « Chine, je t’aime »


7e chanson du spectacle « I Sing Beijing » : « Porgy and Bess »


M. Tian Haojiang, célèbre chanteur américain d’origine chinoise, directeur artistique de « I Sing Beijing »


Photo commémorative des artistes et hôtes distingués prise après le spectacle

texte : Wei Pengcheng, Li Hui ; photos : Yao Yu