Echanges entre le Premier ministre Wen Jiabao et des jeunes Hongrois

[Source]    l’Agence Xinhua [Time]    2011-06-28 17:39:15 
 


Le 24 juin, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a participé à une fête avec des enseignants et étudiants de l’Université d’Eötvös Loránd, à Budapest, en Hongrie. Sur la photo, Wen Jiabao assiste à une démonstration de danse donnée par des étudiants hongrois devant la salle de l’Institut de Lettres de cette université. (Photo par Yao Dawei, journaliste de l’Agence Xinhua)


Le Premier ministre Wen Jiabao serre la main d’une étudiante de l’Institut Confucius de l’Université d’Eötvös Loránd. (Photo par Huang Jinwen, journaliste de l’Agence Xinhua)


Le Premier ministre Wen Jiabao répond aux questions des étudiants après une activité culturelle. (Photo par Huang Jinwen, journaliste de l’Agence Xinhua)


Le Premier ministre Wen Jiabao offre des livres au recteur de l’Université d’Eötvös Loránd et au responsable de l’Institut Confucius de l’Université d’Eötvös Loránd. (Photo par Huang Jinwen, journaliste de l’Agence Xinhua)


Après l’activité culturelle, le Premier ministre Wen Jiabao a pris une photo avec tous les participants. (Photo par Huang Jinwen, journaliste de l’Agence Xinhua)

 « Je suis venu avec plein d’espoir. J’ai pleinement confiance en l’avenir et la coopération entre nos deux pays, la Chine et la Hongrie, et en particulier en les jeunes de nos deux pays. En un mot, l’amitié des deux pays doit être transmise par la jeune génération. L’avenir de nos deux pays dépend des jeunes. J’ai vu l’espoir en vous. Cette activité n’est que le début réussi de ma visite. »

Dans l’après-midi du 24 juin, peu après l’arrivée du Premier ministre Wen Jiabao et de sa suite à Budapest, Wen Jiabao a commencé sa visite par l’Institut Confucius de l’Université d’Eötvös Loránd de Hongrie, l’Ecole bilingue Hongrie-Chine et le centre de formation aux arts martiaux de Hongrie. Il a procédé à des échanges amicaux avec de jeunes Hongrois.

L’Université d’Eötvös Loránd, avec son histoire longue de 370 ans, est le plus ancien établissement d’enseignement supérieur de Hongrie et aussi l’unique université du pays à effectuer des recherches sur l’Asie orientale. Elle se trouve dans le centre-ville de Budapest et au bord du Danube. En décembre 2006, l’Université d’Eötvös Loránd a créé un institut Confucius qui est devenu le principal centre de formation des talents à l’enseignement du chinois en Hongrie.

Des constructions de style européen sont disséminées dans le parc boisé de l’Institut de lettres de l’Université d’Eötvös Loránd. La salle de conférence est pleine d’étudiants de l’Institut Confucius de l’université, d’élèves de l’Ecole bilingue Hongrie-Chine, de jeunes élèves du centre de formation en arts martiaux ainsi que des enseignants. L’arrivée du Premier ministre Wen Jiabao a été applaudie par plus de 200 enseignants et étudiants.

    La Hongrie est le premier pays de la tournée en Europe de Wen Jiabao. Les échanges avec les jeunes Hongrois furent sa première activité. Barna Mezei, recteur de l’Université d’Eötvös Loránd, a déclaré dans son discours : « Votre arrivée constitue un grand encouragement pour nous. »

 Les échanges ont commencé avec une mélodie joyeuse. Botong, un garçon de neuf ans, en troisième année de l’Ecole bilingue Hongrie-Chine, a joué à la flûte à bec la mélodie chinoise « Le ruisseau coule ».

Ensuite, Furong, une jeune élève hongroise, a récité « le Classique des Trois Caractères » avec quelques camarades de classe. « Les hommes à la naissance, sont bons par nature et naturellement tous semblables. Ils diffèrent par les habitudes qu'ils contractent. » Wen Jiabao les a apprécié et écouté avec attention tout en frappant légèrement des mains. 

 Des élèves du centre de formation aux arts martiaux de Hongrie fait des démonstrations de boxe Taiji et d’arts martiaux. 

 Li Tianyi, étudiant en deuxième année du département de chinois de l’Université d’Eötvös Loránd a déjà décroché une bourse de l’Université du Peuple chinois. En septembre 2011, il poursuivra des études de diplomatie en Chine. Pour l’occasion, ce dernier a interprété avec émotion la chanson populaire chinoise « Le soleil se lève depuis la prairie » qui exprime es aspirations vis-à-vis de la culture chinois et de son séjour prochain en Chine.

Des étudiants du département de musique de l’Université d’Eötvös Loránd ont interprété « Anthem », une œuvre de List et composition hongroise. Un étudiant de l’Institut de lettres a récité, quant à lui, en chinois et en hongrois, « La liberté et l’amour », un poème du célèbre poète hongrois, Petőfi Sándor.

Toutes ces chansons et ces numéros exprimaient l’amour et le désir que les jeunes Hongrois manifestent pour la culture chinoise ainsi que leur amitié envers le peuple chinois. 

 Wen Jiabao en fut très touché. Il est monté sur scène pour dire aux étudiants : « dans le cœur du peuple chinois, le peule hongrois est une nation brave et laborieuse, à l’origine d’une brillante culture. List et Petőfi Sándor sont des personnalités de renom pour les Chinois. Leurs œuvres sont très appréciées de ces derniers. Chaque nation a ses points forts. Les différentes civilisations échangent et apprennent les unes et des autres. La littérature, la poésie et le sport peuvent franchir les obstacles spatiaux et temporels. Et ce sont les échanges entre les différentes âmes et les hommes qui restent ineffaçables face à l’éternité ».

Peu après la fin du discours, les applaudissements se sont fait entendre dans la salle.

Après ce bref discours, Wen Jiabao a ajouté : « Maintenant, je peux répondre à vos questions ».

Une élève de l’Ecole bilingue Hongrie-Chine a adopté le joli nom chinois de « Xiaohua ». Cette dernière s’est levée pour poser une question d’une voix un peu naïve : « Bonjour, grand-père Wen! J’aime beaucoup apprendre le chinois. Je souhaite faire des études à l’Université de Beijing dans le futur. Pourriez-vous me dire comment faire pour réaliser ce rêve ? ». 

 En voyant Xiaohua candide et dynamique, le regard de Wen Jiabao s’est attendri. Il a répondu : « ta question prouve que Beijing est dans ton cœur et aussi l’Université de Beijing. Si tu fais des efforts, tu pourras réaliser ton rêve un jour. J’espère que dans le futur, tu deviendras un expert dans certains domaines et que tu deviendras un messager d’amitié et de coopération entre la Chine et la Hongrie ». 

 Wen Jiabao a fait une petite pose et a encouragé Xiaohua : « Je crois que l’Université de Beijing t’attendra. Tu deviendras une bonne étudiante et une représentante des meilleurs étudiants hongrois. J’attends impatiemment ce jour comme toi ».

Après avoir entendu cette réponse, Xiaohua était très contente. Elle s’est levée dans les applaudissements pour lancer à voix haute : « Merci, grand-père Wen ! »

Liu Anguo, diplômé de l’Ecole bilingue Hongrie-Chine, a demandé à son tour : « Il y a de nombreux scientifiques excellents en Hongrie dont certains ont obtenu un prix Nobel. Ils ont été à l’origine d’inventions comme le Rubik’s cube. M. le premier ministre, pensez-vous que les inventions scientifiques et les réalisations sont importantes pour un pays ? ». 

 A cette question, Wen Jiabao a répondu : « bien que la population hongroise ne soit pas très importante, la Hongrie a de nombreux scientifiques excellents. 14 Hongrois ont remporté le prix Nobel et certains parmi eux sont issus de l’Université d’Eötvös Loránd. Je sais jouer du Rubik’s cube, qui est simple en apparence, mais cache de nombreux secrets. Les Hongrois ont inventé non seulement le Rubik’s cube, mais encore la vitamine C. Le premier stylo à bille a été fabriqué par les Hongrois. Dans l’antiquité, la Chine a inventé de nombreuses choses. Sans la technique d’imprimerie à l’aide de caractères (en typographie) mobiles, il n’y aurait pas de livres, ni de traces des réussites de la civilisation. Les quatre grandes inventions réalisées par la Chine ont ouvert une nouvelle ère au monde. Je m’intéresse beaucoup à la science et aussi j’ai un grand respect envers elle. Nous devons faire face à de nombreux problèmes et j’espère que les jeunes s’efforceront de faire de la recherche scientifique. La solution fondamentale pour lutter contre la crise financière est la révolution scientifique et technique, de nouvelles découvertes et inventions ainsi qu’une nouvelle révolution industrielle. J’espère que la Chine et la Hongrie pourront renforcer leurs échanges économiques et commerciaux, et la coopération scientifique, technique et dans le domaine de l’éducation. » 

 Le développement de la Chine est un sujet qui intéresse beaucoup les élèves. Gaodi, étudiante en troisième année de l’Université d’Eötvös Loránd a demandé : « Bonjour M. le premier ministre Wen! La Chine a une population d’un milliard d’habitants. Mais ces dernières années, son développement économique et social a remporté des succès immenses. Comment l’expliquez-vous ? » 

 Wen Jiabao a répondu : « Si l’on dit que ces dix dernières années, le développement économique et social a remporté des succès remarquables, c’est d’abord dû à la réforme et à l’ouverture. La Chine est un pays ancien et aussi nouveau. Selon des vers antiques, « la nature a d’innombrables paysages magnifiques et le poète doit les observer attentivement pour les comprendre et de cette manière, il pourra réaliser des œuvres innovantes». « Zhou est un royaume antique, mais le ciel lui a accordé de nouvelles missions, celle de se réformer sans cesse ». Tous ces vers signifient que si l’on cherche la réforme et l’innovation, l’Etat peut alors progresser. Grâce à l’ouverture, l’Etat peut devenir prospère. Nous devons apprendre des points forts des autres pays, y compris de sa culture, de ses techniques et de ses méthodes de gestion de pointe. Nous apprenons réciproquement de l’autre, et c’est comme ça, qu’un développement commun peut-être réalisé.

L’interprète sur place ne comprend pas bien les vers cités par le premier ministre Wen. Wen Jiabao a dit avec un sourire : « la traduction est un peu difficile. » Cela suscite des rires sympathiques. 

 Par la suite, Wen Jiabao a offert des livres et des manuels d’enseignement du chinois à l’école.

La durée des échanges fut très courte. Une heure passe vite. La petite Furong s’est approchée du Premier ministre pour lui attacher l’insigne de l’Ecole bilingue Hongrie-Chine. Le Premier ministre Wen a embrassé Furong.

Les enseignants et élèves ont salué le départ du Premier ministre Wen Jiabao. Dans leur regard, on pouvait y lire la confiance et l’espoir de transmettre l’amitié entre les deux pays.

Gaodi, l’étudiant qui a posé une question au Premier ministre, a dit au journaliste : « J’ai posé une question assez large. Mais la réponse était admirable. Comme ce qu’a dit le premier ministre Wen, la Hongrie et la Chine apprennent l’une de l’autre, ce qui est favorable au développement des deux pays. En tant que jeunes, nous avons la responsabilité de transmettre la tradition d’amitié sino-hongroise. »

(Journalistes : Zhao Cheng, Feng Jian, Hao Yalin et Cao Pengcheng, journaliste du Quotidien du Peuple)